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Criminalité : Le Volontariat pour le développement d’Haïti interpelle l’Onu sur l’urgence sécuritaire

P-au-P, 22 août 2024 [AlterPresse] --- Le directeur exécutif du Volontariat pour le développement d’Haïti (Vdh), Arnoux Descardes attire l’attention de l’Organisation des Nations unies (Onu) sur l’urgence sécuritaire en Haïti, lors d’une réunion, le mercredi 21 août 2024, à l’Onu sur la paix dans le monde, suivie par AlterPresse.

Il encourage les forces de l’ordre et la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) en Haïti à poursuivre des efforts conjoints dans le cadre d’une prise en compte concertée des besoins urgents de sécurité du peuple haïtien.

L’agenda de paix en Haïti devrait s’appuyer également sur un programme de réduction de la violence communautaire par le dialogue national, recommande le Vdh.

Il plaide en faveur de la mise en œuvre d’un programme efficace de démobilisation, démantèlement et réinsertion qui cible les responsables de la violence actuelle.

Il faut « un programme qui promeut la vérité et la justice, un programme de prévention et de réhabilitation des groupes vulnérables aux propositions des gangs armés, à savoir les enfants, les jeunes et les femmes, et enfin, un programme de gestion de la crise humanitaire aiguë que connaît Haïti ».

L’escalade des violences des gangs en Haïti

Le Vdh dénonce les violences des gangs armés qui se sont intensifiées depuis 2024, notamment dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince et dans le département de l’Artibonite, où sont dénombrés quotidiennement de nombreux blessés et des pertes en vie humaine.

Environ 600 mille personnes ont été contraintes de se déplacer en raison de ces violences « aveugles », indique-t-il.

Il signale combien la dégradation de la situation sécuritaire au cours des dernières années continue d’empêcher la circulation des personnes, des biens et des services.

La conjoncture actuelle a engendré la chute de la disponibilité des denrées et l’aggravation de l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 50% de la population, déplore le Volontariat pour le développement d’Haïti.

« Mais les enfants et les femmes en sont particulièrement affectés et courent le risque d’en être sévèrement marqués si des réponses appropriées et précoces ne sont pas envisagées », souligne-t-il.

Initialement déclaré le mercredi 17 juillet 2024, l’état d’urgence sécuritairea été renouvelé et étendu, pour une période d’un mois, du lundi 19 août au jeudi 19 septembre 2024, à 4 départements géographiques d’Haïti, l’Ouest, où se trouve la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, l’Artibonite, le plateau central, les Nippes (une partie du Sud-Ouest d’Haïti) et les arrondissements de Plaisance et de Limbé (Nord).

L’état d ’urgence sécuritaire a été décrété, 48 heures après l’arrivée à Port-au-Prince d’un nouveau contingent de 200 policiers kényans, venus s’ajouter aux 200, déjà présents depuis le mercredi 25 juin 2024, en Haïti.

Malgré l’état d’urgence sécuritaire décrété par le gouvernent depuis le 17 juillet , dans 14 communes contrôlées par les gangs en Haïti, la capitale, Port-au-Prince, Ganthier, Cabaret, Gressier et Carrefour, continuent d’essuyer des assauts de gangs armés, faisant de nombreux morts et beaucoup de dégâts.

Entre les 1er avril et 30 juin 2024, (un nombre de) 1,379 personnes ont été victimes de meurtres et de blessures en Haïti, a dénombré le Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh) dans un rapport de fin juillet 2024. [emb gp apr 22/08/2024 11 :25]

MÉMOIRE D’ALTERPRESSE


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