Haïti-Éducation : Abris semi-permanents pour la rentrée des classes 2010-2011, avec l’appui de l’Unicef

P-au-P, 16 septembre 2010 [AlterPresse] --- La branche en Haïti du fonds des nations unies pour l’enfance (Unicef) a entrepris de construire 200 structures semi-permanentes pour abriter des écoles dans le pays, dans la perspective de la nouvelle rentrée scolaire.

62 sont déjà en construction et d’ici le 4 octobre, date officielle de la rentrée 2010-2011, une centaine de ces structures seront érigées, promet la représentante de l’Unicef en Haïti, la belge Françoise Gruloos-Ackermans, lors d’une conférence de presse ce jeudi 16 septembre à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

L’agence onusienne espère, cependant, qu’elles seront toutes installées d’ici la fin de l’année 2010.

Pourvus de matériaux semi métalliques et du béton, ces abris provisoires, d’une durée de vie de 3 à 10 ans, sont montés suivant la structure des tentes déjà présentes dans les écoles, explique la représentante de l’Unicef-Haïti.

La branche en Haïti de l’Unicef affirme être intéressée à permettre aux enfants non scolarisés d’aller à l’école, soit de favoriser l’accès à l’éducation pour environ un demi-million d’enfants.

Sans définir les stratégies qui seront mises en œuvre pour concrétiser cet objectif, la représentante Gruloos-Ackermans affirme que le gouvernement haïtien est en train de travailler sur la question.

« 200 000 enfants devraient aller à l’école », selon Françoise Gruloos-Ackermans.

« Ici l’Haïtien, l’Haïtienne sait qu’il faut envoyer les enfants à l’école…, mais on ne parvient pas à répondre à la demande de l’éducation. C’est vraiment un paradoxe extraordinaire », s’exclame t-elle.

« Mete men pou tout timoun al lekol »(Unissons-nous pour que tous les enfants aillent à l’école) est un nouveau slogan lancé par Unicef-Haïti pour appeler « tous les partenaires à travailler ensemble » afin de répondre à la demande.

Environ 4,000, des 22 000 établissements scolaires qui étaient disponibles sur tout le territoire national ont été détruits dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010, selon des statistiques citées par Unicef-Haïti.

« On veut finalement utiliser cette catastrophe comme une opportunité pour mettre la main ensemble et mettre un maximum d’enfants à l’école », souligne Ackermans.

Unicef-Haïti souhaite « capitaliser sur la jeunesse haïtienne » en organisant des ateliers de discussions avec les jeunes à travers le pays entre le 8 octobre et le 7 novembre 2010.

Baptisé « consultations nationales », l’ensemble des ateliers sera clôturé le 20 novembre, journée internationale des droits de l’enfant, par un forum à Port-au-Prince.

A cette occasion, les jeunes remettront le document final des ateliers « Agenda jeunesse » aux candidats devant prendre part aux prochaines législatives et à la présidentielle de novembre 2010.

« Nous n’allons pas nous arrêter à des discussions avant les élections, nous allons continuer à travailler après…et nous voulons aussi rassembler et coordonner les efforts de tous les partenaires qui sont concernés par la thématique adolescent et jeune », fait savoir la représentante de l’Unicef en Haïti. [kft rc apr 16/09/2010 13:52]