Español English French Kwéyol

Haiti-Séisme/Migration : Plus de 2650 personnes refoulées après le tremblement de terre

Communiqué du Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR)

Soumis à AlterPresse le 23 mars 2010

Les Etats-Unis d’Amérique, les Bahamas et la République Dominicaine ont refoulé respectivement 166, 60 et 2428 personnes au cours des deux premiers mois de l’année 2010.

Apres l’annonce de l’octroi du Statut de Protection Temporaire (TPS) aux sans-papiers haïtiens présents sur son territoire avant le 12 janvier, le gouvernement américain a ramené en Haiti, à la date du 16 février, 88 boat-people haïtiens. 5 jours auparavant, il avait refoulé 78 autres.

De leur coté, les autorités de l’Archipel des Bahamas ont reconduit en Haiti une soixantaine de sans-papiers haïtiens à la mi-février 2010.

A la frontière haïtiano-dominicaine, des organisations de défense des droits humains ont recensé 2428 cas de refoulement effectués par la République Dominicaine.

Dans le Nord-est, le Réseau Frontalier Jeannot succès (RFJS) et Solidarite Fwontalyè ont observé 1000 cas de refoulement pour les deux premiers mois de l’année 2010 dont 280 femmes, 568 hommes et 152 enfants.

Au Plateau Central, le Réseau Frontalier Jeannot Succès (RFJS) et le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) ont enregistré 1428 personnes refoulées dont 950 à Belladère, 97 à Lascahobas, 338 à Bòk Banik et 43 à Thomassique.

Par ailleurs, certains organismes de défense des droits humains rapportent des opérations de rapatriement effectuées la nuit. L’organisme Solidaridad Fronteriza du Service Jésuite aux Réfugiés et Migrants (SJRM) a critiqué le rapatriement de Jonas Hilaire dans la nuit du dimanche 14 février. Ce travailleur migrant, membre de l’Association des Ouvriers migrants du Nord-Est (ASOMILIN), a été arrêté à Guayubin par l’armée dominicaine. Il a été dépossédé de 1500 pesos, et de sa bicyclette. Sa carte associative a été confisquée par les militaires qui l’ont rapatrié à Jimani.

L’organisme a précisé que ce rapatriement effectué dans la nuit et un dimanche est en contradiction avec les points a, d, e et f du protocole du 2 décembre 1999 signé par la République Dominicaine et Haïti.