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Haïti-Séisme/Santé : Aucune inquiétude particulière, mais il faut être vigilant, selon l’OMS

P-au-P., 05 mars 2010 [AlterPresse] --- « Il n’y a aucune inquiétude particulière » quant à la situation sanitaire en Haïti, un mois et demi après le séisme du 12 janvier, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), qui recommande cependant la vigilance.

« On ne peut pas dire qu’il n’y a rien à craindre », déclare la porte-parole de l’OMS en Haiti, Nyka Alexander, lors d’une conversation avec AlterPresse.

« Il faut toujours rester vigilant, la population doit être consciente de la situation et les services (sanitaires) doivent être disponibles », précise-t-elle.

Sur la situation sanitaire générale suite au cataclysme qui a fait 222.500 morts et plus de 300.000 blessés, Alexander indique que les infrastructures infrastructures disponibles tendent à correspondre aux besoins.

Pour une population de 1.9 millions d’Habitants il faudrait environ 1.900 lits d’hôpitaux, explique la porte-parole de l’OMS. Actuellement Port-au-Prince dispose de 1400 lits dans les hôpitaux publics, 300 dans les hôpitaux gérés par Médecins Sans Frontières (MSF), sans compter ceux qui sont disponibles dans d’autres centres hospitaliers ou cliniques.

Nyca Alexander en déduit que « le nombre de lits (d’hôpitaux) est adéquat ».

D’autre part, elle reconnait qu’il y a une augmentation dans la proportion de cas suspects de malaria, mais, souligne-t-elle, il n’est pas possible de fournir des données précises, puisqu’on ne dispose pas de résultats d’examens médicaux pour savoir si ces cas sont confirmés.

« Pour l’instant, c’est à suivre », dit-elle, « on va savoir plus tard ».

Elle indique qu’un système de surveillance composé de 52 centres d’observation sélectionnés par le gouvernement, permet de recueillir des informations sanitaires qui sont transmises à l’OMS.

Outre la malaria ou le paludisme, l’organisation reste attentive à l’évolution de maladies telles que la diphtérie, la méningite, la rubéole, les fièvres hémorragiques, la poliomyélite, ainsi que les morsures d’animaux qui peuvent transmettre la rage.

L’OMS suit aussi les cas de diarrhée, qui peuvent se contracter par la contamination de l’eau ou des aliments.

La population doit en être consciente et intensifier les pratiques d’hygiène, notamment le lavage fréquent des mains, préconise l’organisation.

L’OMS travaille actuellement avec le gouvernement haïtien au niveau du plan de reconstruction sanitaire, où « il y a beaucoup faire », selon la porte-parole Nyka Alexander. [gp apr 05/03/2010 00 :30]