Haïti/Rép. Dominicaine : Arrestation d’un chef de gang haïtien

P-au-P, 9 sept. 09 [AlterPresse] --- Amaral Duclona, un ancien activiste armé proche du régime Lavalas, a été arrêté le 8 septembre 2009 en République dominicaine par les autorités policières de ce pays, annonce la presse dominicaine.

Le Consul dominicain en Haïti, Ruben Sillie Valdez, confirme cette information. 

Agé de 31 ans, Duclona a été appréhendé au complexe touristique « Casa de Campo - La Romana », à l’Est de la République dominicaine, où il fonctionnait sous le nom de Jolicoeur Berthony. 

Il était recherché par la police haïtienne pour enlèvement, séquestration de personne et assassinat. 

En attente de son extradition, l’ancien chef de gang de Cité Soleil (nord de la capitale Port-au-Prince) est pour l’instant détenu au siège de la Direction nationale de contrôle des drogues (DNCD).
 

La France a déjà demandé l’extradition de l’ex-homme fort de Cité Soleil pour avoir participé dans l’enlèvement suivi de l’assassinat, le 31 mai 2005, du consul honoraire de France au Cap-Haïtien, Henri Paul Mourral.
 

Amaral Duclona est en fuite depuis février 2007 suite à une opération des casques bleus de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (Minustah) visant son délogement à Bélékou, un des quartiers réputés sensibles de Cité Soleil.
 

« Lors de l’opération, un nouveau poste de contrôle a été établi à Bélékou et la résidence d’Amaral Duclona a été fouillée. Il n’a pas été possible de procéder à l’arrestation d’Amaral. Il ne pourra plus nuire à la population et son réseau de gang a été dissous », déclarait à l’époque le porte-parole militaire de la Minustah.
 

« Amaral est en fuite, nous continuerons de le rechercher afin qu’il puisse être traduit devant la justice pour les tords qu’il a causés à la population haïtienne », martelait en anglais la major américaine de la Minustah, Laurie Avarello.
 

Moins de quinze jours plus tard, Amaral Duclona avait décidé de rendre les armes. Un « acte volontariste » salué alors par Alix Fils-Aimé, président de la Commission nationale de désarmement, démantèlement et réinsertion (CNDDR).
 

« Nous ne lui avons rien offert en échange de ces armes. Si Amaral Duclona fait l’objet d’un mandat de la justice, ce mandat est toujours de mise, il le sait bien. Il a tout simplement manifesté sa volonté de rendre les armes », précisait Alix Fils-Aimé. [do mm apr 09/09/2009 11 :30]