Haïti/Nations Unies : Des progrès significatifs, mais la situation demeure fragile

P-au-P, 7 mai 09 [AlterPresse] --- D’importants progrès ont été réalisés en Haïti au cours des deux dernières années en dépit des problèmes liés aux catastrophes naturelles qui ont notamment survenu dans le pays, selon John McNee, représentant permanent du Canada auprès des Nations Unies à New York.

Président du Groupe consultatif spécial du Conseil économique et social des Nations Unies (Ecosoc), John McNee dirigeait une délégation de l’Ecosoc qui a séjourné en Haïti du 4 au 7 mai 2009.

Lors d’une conférence de presse au salon diplomatique de l’aéroport international Toussaint Louverture, à Port-au-Prince, le diplomate canadien se dit « impressionné par la détermination des autorités haïtiennes à faire progresser les choses », et « les progrès » effectués.

Ces progrès sont surtout obtenus dans le domaine de la construction de l’Etat de droit, selon le diplomate canadien aux Nations Unies, ajoutant que la situation sécuritaire s’est beaucoup améliorée.

Pour le président du Groupe consultatif de l’Ecosoc, l’important c’est de promouvoir le renforcement et la stabilité, puis veiller à ce que ce pays reçoive un soutien international durable.

« Nous pouvons être les interprètes d’Haïti au sein des Nations Unies », promet le chef de la délégation de l’Ecosoc, qui encourage la communauté internationale à poursuivre son soutien à ce pays qui présente de nombreux défis.

Le président du Groupe consultatif de l’Ecosoc pense que « la situation reste encore fragile » en Haïti. Il a ainsi découragé ceux qui croient aujourd’hui encore aux « solutions magiques, aux solutions miracles ». Selon lui, c’est une attention soutenue qu’il faut à Haiti.

« Les défis sont énormes. Il faut le reconnaître », estime John McNee. Ces défis se trouvent dans les domaines de la santé, de l’éducation et des infrastructures.

Le chef de la délégation de l’Ecosoc se dit toutefois optimiste que les choses pourront bien s’améliorer en Haïti.

Il a en ce sens appelé à un consensus national en vue d’attaquer les différents problèmes du pays.

C’est la troisième mission du Groupe consultatif de l’Ecosoc en Haiti. La dernière remonte à avril 2007.

Après avoir rencontré les autorités étatiques, de la société civile et des Nations Unies, les onze membres de cette mission se sont rendus aux Gonaïves pour se faire une idée de la situation de cette ville, huit mois après des inondations dévastatrices.

Cette délégation de l’Ecosoc était composée de John McNee (Canada), Maria Luiza Ribeiro Viotti (Brésil), Léo Mérorès (Haïti), Gonzalo Alfonso Gutierez Reinel (Pérou), Marina Annette Valere (Trinidad & Tobago), Sylvie Lucas (Luxembourg), Jean-Francis Régis Zinsou (Bénin), Louis Saint-Arnaud (Canada), Alexandre Mendes Nina (Brésil), Juan Pedro Sepúlveda (Chili) et Marc-André Dorel (Economiste chargé de programme auprès du Secrétariat de l’Ecosoc).

La mission de l’Ecosoc avait pour objectif d’étudier les moyens les plus appropriés d’apporter un appui aux efforts de développement économique et social du gouvernement haïtien, notamment après la conférence tenue à Washington, le 14 avril dernier.

Cette conférence s’est soldée par des promesses d’aide avoisinant les 350 millions de dollars américains. [do apr 07/05/2009 15 :00]