Español English French Kwéyol

Haïti/Cuba : Des organisations sociales commémorent les 50 ans de la révolution cubaine

P-au-P, 28 janv. 09 [AlterPresse] --- Plusieurs centaines de personnes ont participé, le week-end écoulé, à Port-au-Prince, à une activité socioculturelle commémorant les 50 ans de la révolution cubaine.

Cette révolution, qui a permis au peuple cubain de se débarrasser du dictateur
Fulgencio Batista, et d’améliorer ses conditions de vie, est une « réussite », selon les organisateurs de cette activité, qui s’est tenue le 23 janvier à la Faculté d’Ethnologie de l’Université d’Etat d’Haïti.

L’Anthropologue Rachel Beauvoir-Dominique de la Fondation Ayizan a mis l’emphase sur les ressemblances qui existent entre les révolutions haïtienne et cubaine.

Son intervention, intitulée « Ayiti-Kiba, 2 pèp marasa rebèl » (Haïti-Cuba, deux peuples siamois rebelles), est une dédicace à feue Martha Jean-Claude, une Haïtienne qui a passé toute sa vie à Cuba.

Accompagnée de support visuel, l’intervention de Rachel Beauvoir-Dominique a permis à l’assistance de voir et de revoir des images et pensées significatives qui ont marqué la révolution cubaine.

Des propos sur la démocratie prononcés par Fidel Castro en 1959 ont été traduits par le professeur Camille Chalmers, directeur exécutif de la Plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif (Papda).

Rachel Beauvoir-Dominique fait remarquer que Cuba et Haïti sont deux petits pays qui se ressemblent tant du point de vue de la géographie que de l’histoire.

L’activité du 23 janvier a été une initiative de la Papda, de l’Institut culturel Karl Levêque (ICKL), de l’Association des professionnels haitiens formés à Cuba, Chandèl (Chandelle), Tèt Kole Ti Peyizan Ayisyen (Union des petits paysans haitiens), et d’autres organisations syndicales et populaires.

L’Architecte Didier Dominique de l’organisation syndicale Batay Ouvriye (Lutte ouvrière) a, quant à lui, souligné « la persévérance et la droiture des combattants de 1959 ».

50 ans après, les dirigeants cubains arrivent à conserver l’orientation qu’ils ont donnée à cette révolution, selon Didier Dominique.

Pour sa part, le syndicaliste haïtien, Dukens Raphaël, a salué la « portée universelle » de ce mouvement pour la libération de l’île et les principes d’objectivité qui animaient les révolutionnaires cubains de 1959.

Ces combattants, selon Dukens Raphaël, faisaient montre de courage et de volonté de transformer la défaite en victoire.

Intervenant au nom de l’Ambassade de Cuba en Haïti, Carlos Moya a fait le lien entre le premier janvier 1804, date de l’Indépendance d’Haïti, et le premier janvier 1959, celle de la révolution cubaine.

Carlos Moya parle aujourd’hui de 50 ans de lutte et de triomphe pour le peuple et les autorités cubains qui font encore face à un blocus économique imposé depuis plus de 4 décennies par les Etats-Unis d’Amérique.

Durant ces « 50 années de triomphe », Carlos Moya indique que les dirigeants cubains
arrivent à garantir l’accès à l’éducation, la santé, l’alphabétisation, entre autres, dans le pays.

A Cuba, tous les enfants ont accès à l’éducation primaire, secondaire et universitaire, souligne Carlos Moya, précisant que « la révolution cubaine avait pour tâche de créer des ressources humaines ».

La partie culturelle de la commémoration a été assurée par le percussionniste Samba Zao et plusieurs autres artistes engagés. [do gp apr 27/01/2009 10 :30]