Haïti/cyclone : Les premiers constats des pertes enregistrées, suite au passage de l’ouragan Hanna

 
P-au-P, 03 Sept. 08 [AlterPresse] --- Les rafales de vents, provoqués par le passage de l’ouragan Hanna les 1er et 2 septembre 2008, ont causé d’importants dégâts sur l’environnement, notamment à Port-au-Prince et dans d’autres départements géographiques d’Haïti, selon les informations collectées par l’agence en ligne AlterPresse.
 

Alors qu’aux Gonaïves (quatrième ville du pays, Artibonite / Nord), des inondations catastrophiques sont enregistrées, à la capitale haïtienne, ce sont les arbres, les pylônes électriques et les maisons de fortune qui paient les pots cassés.
 

Au Champ de Mars, près du palais présidentiel, de nombreux arbres sont déracinés. Tôt ce mercredi 3 septembre, des hommes armés de machettes et de haches ont entamé une opération de débranchement des arbres arrachés.
 

« Parfois, les arbres constituent une menace pour la population, lorsqu’ils sont plantés dans des zones réputées vulnérables », commente un vendeur de cartes de recharge téléphonique, rencontré au Champ de Mars.
 

Ce citoyen encourage la population à planter des arbres en tenant compte de la capacité du sol et de la distance par rapport aux maisons habitables.
 

Les dommages, causés par l’ouragan Hanna, pourraient être lourds, selon les premières estimations.

En absence d’un bilan officiel, la presse nationale parle de 25 morts recensés et de dégâts matériels considérables, en grande partie aux Gonaïves, la Cité de l’Indépendance à 171 kilomètres au nord de la capitale.
 

Des autorités gouvernementales, qui tentaient de se rendre dans la Cité de l’Indépendance le 2 septembre, n’ont pas pu arriver à destination.
 

La première ministre ratifiée, Michèle Pierre-Louis, qui faisait partie de cette délégation, appelle à la solidarité internationale en vue de faire face à cette « situation d’urgence ».
 

« C’est tout le pays qui est affecté et nous sommes dans une situation d’urgence », affirme la future cheffe du gouvernement.

Lors de sa déclaration de politique générale le vendredi 29 août devant la chambre des députés, Michèle Pierre-Louis considérait comme un dossier d’urgence la question liée aux catastrophes humaines et matérielles de la saison cyclonique, à côté des pressions économiques subies par les familles pendant la période de rentrée scolaire.
 

Cette situation d’extrême urgence n’a pas, non plus, laissé indifférent le président René Garcia Préval qui tire la sonnette d’alarme. Le chef de l’Etat confirme qu’après Hanna, deux autres cyclones, Ike et Joséphine, pourraient atteindre les côtes haïtiennes dans les prochains jours.
 

Pour l’heure, les populations sinistrées sont dans l’attente de secours. Aux Gonaïves, l’eau, qui montait par endroits jusqu’à 3 mètres de hauteur, commençait à baisser.
 

Dans l’intervalle, le réseau électrique est sévèrement endommagé. Des pylônes électriques arrachés sont visibles sur la chaussée, bloquant ainsi la circulation des véhicules dans certaines rues.
 

L’électricité est absente dans certains quartiers de Port-au-Prince et les riverains ne savent point pour combien de temps.
 

Avec les opérateurs de téléphonie mobile, la communication téléphonique ne pose pas problème. Les gens, ayant des familles aux Gonaïves, pouvaient jusqu’à mardi soir 2 septembre 2008, s’informer par voie téléphonique.
 

L’absence d’électricité pourrait, toutefois, représenter un handicap pour des milliers de familles sinistrées dans la quatrième ville du pays. [do rc apr 03/09/2008 12 :30]