Haiti : Le journaliste Guyler C. Delva, désigné comme candidat au prix mondial Unesco de la liberté de la presse

P-au-P, 18 janv. 08 [AlterPresse] --- Le journaliste Guyler C. Delva a été désigné par le gouvernement comme candidat haïtien au prix mondial de la liberté de la presse Guillermo Cano que décernera l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation la Science et la Culture (Unesco) le 3 mai prochain.

« Nous avons porté le choix sur Guyler C. Delva pour l’engagement et la détermination qu’il a fait montre dans la lutte pour la liberté de la presse », déclare le ministre de la culture, Eddy Lubin, lors d’une conférence de presse le 17 janvier au siège du ministère.

Le gouvernement soutient la candidature de Delva au prix mondial de la liberté de la presse de l’Unesco, « non pas parce qu’il est le seul dans la lutte (pour la liberté de la presse) mais parce qu’il s’est distingué », souligne, pour sa part, le Directeur de communication au ministère de la culture, Camy Dépas, en présence d’un reporter d’AlterPresse.

« Je remercie le Ministère de la culture pour le choix qu’il a fait de moi. Nous croyons que nous allons remporter le prix », affirme Guyler C. Delva. « Cela nous encourage à continuer la lutte, et aller de l’avant », ajoute-t-il.

Actuellement, Delva est le président de la Commission indépendante d’appui aux enquêtes relatives aux assassinats de journalistes (Ciapeaj).

Le ministère relève que Guyler C. Delva a contribué à la réussite du procès, en décembre 2007, sur l’assassinat du journaliste Brignol Lindor, le 3 décembre 2001, à Petit-Goâve (Sud), à l’avancement de l’affaire Jean Dominique, directeur de Radio Haiti Inter, assassiné le 3 avril 2000 en compagnie du gardien de la station, Jean-Claude Louissaint.

Octroyé à une personne, une organisation ou institution qui a contribué d’une manière notable à la défense de la presse et/ à la promotion de la liberté de la presse, le prix mondiale Unesco de la liberté de la presse, d’une valeur de 25.000 USD, est décerné le 3 mai de chaque année en hommage au journaliste colombien Guillermo Cano Isaza, tué dans l’exercice de sa fonction à Bogota, le 17 décembre 1986. [kj gp apr 18/01/2008 08:00]