Español English French Kwéyol

Haïti-Guadeloupe : Des entrepreneurs guadeloupéens séjournent à Port-au-Prince

P-au-P, 23 Juil. 07 [AlterPresse] --- Des femmes et hommes d’affaires de la Guadeloupe séjournent en Haïti depuis le 21 juillet 2007 en réponse à une invitation de la Chambre franco-haïtienne de commerce et d’industrie (Cfhci) sur la possibilité de venir investir en Haïti, apprend AlterPresse.

Ces entrepreneurs antillais, qui resteront en Haïti jusqu’au 27 juillet 2007, viennent s’enquérir de la situation du pays et se familiariser avec le milieu des affaires.

Un déjeuner-débat a été organisé le 21 juillet à Port-au-Prince, avec la participation de la délégation guadeloupéenne, la ministre du commerce et de l’industrie, Maguy Durcé, le directeur du Centre de facilitation des investissements (Cfi), Guy Lamothe, ainsi que des hommes et femmes d’affaires d’Haïti.

La visite de la délégation des entrepreneurs guadeloupéens fait suite à la tournée en France et en Belgique, au mois de mars 2007, d’une forte délégation haïtienne dans plusieurs chambres de commerce de ces deux pays, indique un communiqué recu par AlterPresse.

C’était l’occasion pour officiels du gouvernement haïtiens et représentants du secteur des affaires de présenter des projets relatifs à la construction de parcs industriels avec statut de zone franche, de complexes hôteliers et de stations touristiques.

Trois parcs industriels seront établis à Tabarre, à Drouillard et à Croix-des-Bouquets, apprend-on. Ces réalisations vont s’inscrire dans le cadre de l’application de la « Haitian Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement Act » (loi HOPE).

Dans l’intervalle, le gouvernement doit présenter ce 23 juillet 2007 une commission chargée de la mise en application de cette loi ratifiée par le congrès américain en mars dernier.

Cette loi américaine pourrait faciliter la création de quelque 50.000 emplois en Haïti au cours des prochaines années, espère le gouvernement. L’implémentation de cette loi devrait attirer des hommes et femmes d’affaires qui ont encore en mémoire tout ce qu’Haïti avait à offrir dans les années 1980, selon certains analystes.

Toutefois, soulignent-ils, cette loi est limitée dans son champ de répercussion puisqu’elle n’affecte que les opérateurs de l’industrie textile. [do apr 23/07/2007 12 :30]