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Haïti – Violence : Cambriolages répétés d’une ONG établie dans un quartier populaire

P-au-P, 16 Janv. 07 [AlterPresse] --- L’Association pour la promotion de la santé intégrale de la famille (APROSIFA) dénonce les actes de banditisme dont elle fait l’objet depuis le mois de décembre 2006, lorsque plusieurs de ses équipements ont été « enlevés », affectant grandement les services offerts à la population.

Dans un communiqué parvenu à AlterPresse, les responsables de l’APROSIFA se déclarent consternés face la répétition de cambriolages de ses locaux, ce qui pénalise la population qui bénéficient de ses services.

Cet organisme, qui dessert les populations de
Carrefour-Feuilles et des zones avoisinantes, demande aux autorités concernées de prendre
les mesures qui s’imposent en vue de garantir un « environnement propice » au déroulement des activités de développement.

« Dans la nuit du 28 décembre 2006, des inconnus armés ont pénétré dans le local
des jeunes par effraction. Des cambrioleurs ont failli emporter l’inverter (…). Alertée par des résidents de la zone, la Police a pu
les stopper à temps ».

Dans la nuit du 14 au 15 janvier 2007, poursuit le communiqué, tous
les matériels vidéographiques, destinés au programme des jeunes de
Carrefour-Feuilles, ont été emportés.

Institution à but non lucratif fondée à Carrefour-Feuilles depuis treize ans,
APROSIFA donne des soins de santé quotidiennement à plus de deux cents personnes
défavorisées venant des bidonvilles du Sud et du Sud-est de la capitale.

Des enfants souffrant de la malnutrition et autres complications liées au manque
d’hygiène y sont soignés quotidiennement. Les gestantes reçoivent un suivi jusqu’à
leur accouchement. Les personnes vivant avec le VIH sont prises en charge à
différents niveaux.

Martissant, une des zones d’intervention de l’organisme, est depuis quelque temps
en proie à des actes de banditisme. Plusieurs opérations policières et militaires
sont déjà menées dans ce secteur où des otages ont été libérés et de présumés
criminels appréhendés par les agents de la police nationale aidés des soldats de
l’Onu.

« Devant l’incapacité de l’État à donner une réponse adéquate et constante aux
différents problèmes entravant la vie des citoyens vivant dans les bidonvilles,
APROSIFA exige que les instances concernées joue leur partition en prenant des
mesures urgentes qui l’aideront à poursuivre en toute quiétude ses activités
philanthropiques à Carrefour-Feuilles », lit-on dans ce communiqué.

La APROSIFA dit attendre avec impatience des actions concrètes des autorités
gouvernementales en vue de couper court à ces pratiques qui sont préjudiciables au
pays et à la population, dont elle salue le courage. [do gp apr 16/01/2007
08:55]