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Retour sur la Conférence de Madrid : Si les dirigeants haïtiens savaient...

Par Gary Olius [1]

Spécial pour AlterPresse, de Madrid

Depuis plus de deux ans les dirigeants haïtiens portent, comme un deuil, l´espérance de voir le débours effectif des 1.3 milliards de dollars promis par les bailleurs de fonds internationaux dans le cadre du CCI [2]. Ils sont à la septième reprise d´un rituel franchement ennuyeux et qui les laisse croire que la sortie de l´auberge n´est pas pour demain. Les dictons « pwomès se dèt [3] » et surtout « Espwa fè viv [4] » les autorisent à espérer et à endurer jusqu´à la fin, d´autant plus que la communauté internationale a ravivé leur persévérance, jugée en berne, en augmentant la mise de 750 millions de dollars lors de la rencontre tenue à Port-au-Prince le 25 juillet 2006. Mais à en juger par les maigres récoltes effectuées jusqu´ici, ces conférences répétées tendent à s´apparenter, non à un parcours de combattant pour nos dirigeants, mais à un véritable chemin de croix, dont la dernière station en date est celle de Madrid.

Celle-ci est particulière à plus d´un titre car : (1) elle se déroule sous un format différent des autres qui l´ont précédée, (2) les enjeux ne se limitent pas seulement à une simple histoire de réitérer des promesses déjà faites à Haïti, mais intègrent des projets ou des velléités de repositionnement diplomatiques au sein même de l´Union Européenne et (3) l´Etat haïtien avait une occasion de plus pour s´affirmer en présentant une version revue, augmentée et mieux peaufinée du “document de travail” soumis lors de la dernière rencontre du 25 juillet, étant donné l´irruption spectaculaire des ONG internationales dans ces assises. Vous comprenez sans aucun doute que la conférence de Madrid a aussi la particularité d´être un des exercices les plus difficiles pour le régime en place, puisqu´elle servira aussi à l´évaluation de sa dextérité diplomatique, de sa capacité à s´adapter à de nouvelles donnes et de la compétence réelle de ses assesseurs en matière de coopération internationale. Alors, l´Etat et la délégation haïtienne se devaient de préparer minutieusement leur prestation au sein de cette conférence car elle aura des impacts non négligeables sur tout ce qui s´ensuivra, tant dans la célérité que le volume des enveloppes qui seront déboursées en faveur du peuple haïtien.

Du format particulier de la conférence

Contrairement aux conférences antérieures, les discussions se sont déroulées sur deux fronts : le premier concerne la réunion organisée sous l´égide de l´ONG espagnole, Solidaridad Internacional, laquelle a vu la participation de grands ténors de la société civile haïtienne comme Michèle Pierre Louis, Suzy Castor, Rosny Desroches etc. et le deuxième front porte sur la rencontre tenue entre les bailleurs et la délégation d´officiels haïtiens. Soit dit en passant qu´il n´y avait pratiquement aucune passerelle de communication formelle entre les deux composantes de cette conférence. Et, un autre fait non moins notable est l´absence de représentant de l´Etat haïtien tant à l´ouverture qu’à la clôture de la rencontre des ONG, alors que la Secrétaire d´Etat espagnole et la Présidente de la commission de coopération de la chambre des députés l´ont alternativement ouverte et clôturée.

Il a suffi seulement d´écouter l´allocution de Monsieur Desroches pour découvrir l´intention profonde de ceux qui ont pris cette initiative. Avec une originalité dont lui-seul peut-être a le secret, il a ébauché un discours qui peint une Haïti agonisante et fait porter la plus grande responsabilité de cette agonie au peuple haïtien lui-même. Il a ensuite enchaîné ses propos pour faire remarquer que la communauté internationale en porte aussi une certaine part et appelle à une collaboration entre ces deux co-responsables pour solutionner le problème. Le temps le plus fort de son exposé a été le moment où il encensait avec une révoltante démesure les ONG, en faisant pleuvoir des données dont lui seul aussi en connaît les sources. 85% des services éducatifs en Haïti sont offerts par des ONG, moins de 1% des communes du pays bénéficient des services sociaux de base, etc… sont, entre autres, quelques-unes des statistiques qu´il a présentées à son auditoire. A partir de là, il était facile de se rendre compte qu´il a vendu la mèche, puisque tout le monde pouvait tirer sans peine la conclusion que les ONG travaillent beaucoup mieux que le secteur public et, en tant que tel, elles constituent un partenaire incontournable et la voie royale pour faire passer l´aide internationale à Haïti.

Les exposés de Suzy Castor et de Michèle Pierre Louis se démarquaient carrément du schème misérabiliste tant chéri au monde des organisations philanthropiques. Ces deux femmes, deux belles figures de l´intelligentsia haïtienne, ont fait honneur tant au pays qu´à la gente féminine. Elles ont, sans nier les multiples faiblesses du pays, adroitement attiré l´attention des personnes sur la nécessité d´une re-articulation de la coopération avec Haïti. Avec une dextérité d´une rare facture, Michèle a effectué une vibrante plaidoirie pour la définition d´une politique culturelle bien rodée, capable de servir de levier au développement des secteurs touristique, agricole, environnemental et éducatif. Avec la même adresse, Suzy a posé avec une étonnante limpidité la problématique de la crise du Demander, du Donner et d´Utiliser : trois éléments constitutifs de la coopération avec les pays pauvres, lesquels riment bien souvent avec une fatidique gestion de l´urgence.

Et puis, vint le défilé d´une série d´ONG internationales opérant en Haïti. Elles ont présenté, pour la plupart, leur programme pour les années à venir, assorti du montant global qu´elles comptent solliciter auprès de l´Agence espagnole de Coopération Internationale (AECI) ou de l´Union Européenne. Un observateur a eu le courage d´interroger les responsables de ces organisations sur les raisons qui les ont poussées à intervenir quasiment au même endroit et délaisser les zones réputées pour leur très grande pauvreté comme le département du Nord-Ouest, les localités dévastées de l´Artibonite, les bidonvilles de Port-au-Prince etc. Un tantinet embarrassé, un des intervenants a tenté d´apporter une réponse, mais malheureusement pour lui il n´a pu convaincre personne ; car dans ses propos il était facile de déceler une certaine volonté de travailler dans des régions, pauvres certes, mais ne faisant pas assumer trop de risques - en termes sanitaires et sécuritaires - aux « experts » qui seront dépêchés sur place…

Du repositionnement diplomatique de L´Espagne

Il y a trois ans, des pays comme le Brésil, le Chili et l´Argentine ne représentaient pas grand’chose sur l´échiquier diplomatique mondial. A la faveur de la profonde crise politique qui a vu la chute d´Aristide, ces pays sont en train de se faire un nom dans le monde. Le cas le plus remarquable est celui du Brésil qui, depuis l´arrivée de ses troupes en Haïti, a su mettre sa candidature comme membre permanent au sein du conseil de sécurité hors de toute contestation. On est bien en face d´une situation où le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Toutefois, l´Espagne qui dominait de la tête aux pieds le sous-continent hispanophone réalise qu´il n´est pas de son intérêt d´assister en spectateur les pas géants qu´effectuent diplomatiquement ces pays, lesquels risquent sous peu de lui tenir la dragée haute, s´il ne se réveille pas. C´est une nécessité vitale pour lui de montrer ce dont il est capable d´autant plus qu´au sein de l´Union Européenne des puissances comme la France, l´Allemagne et l´Angleterre ne lui laissent aucune marge de manœuvre.

Il a enclenché une véritable campagne pour se refaire une santé diplomatique digne d´un pays qui se veut riche et affirmer ses ambitions dans le cadre du nouvel ordre mondial. La crise haïtienne lui offre un terrain d´atterrissage certain et il voulait à tout prix en profiter. Il fit venir Juan Gabriel Valdés à Casa de America, oui en ce lieu même où s´est déroulée la dernière conférence des bailleurs sur Haïti. En cette occasion, ce représentant tristement célèbre de Koffy Anan a étalé à sa manière tous les contours du dossier de la crise haïtienne, le contenu de la mission des Nations Unies et les difficultés rencontrées dans ce milieu, dit-il, parsemé d´embûches (Olius, décembre 2005). Cet acte du diplomate chilien était un parti pris pour l´Espagne et une manifestation de jalousie à l´endroit d´un Brésil qui risquait de devenir trop arrogant envers ses voisins à cause du regain de renommée que lui confère le problème haïtien.

Un mois après cette présentation de Valdés, l´Espagne annonce publiquement son intention d´accueillir une conférence de donateurs sur Haïti. Cette nouvelle n´émouvait pas grand monde jusqu´aux élections qui ont vu la victoire de René Préval. A la faveur d´une demande de reformatage du cadre de coopération par le nouveau pouvoir, une grande réunion a eu lieu en Haïti, lors de laquelle un document définissant les grandes lignes d´action du gouvernement a été soumis à la communauté internationale. Entre-temps, Valdés a été remercié et Edmond Mulet est devenu le nouveau représentant du Secrétaire Général de l´ONU. Les conditions particulières dans lesquelles s’est déroulée la réunion de Port-au-Prince faisaient ressortir la nécessité d´une nouvelle rencontre dans le meilleur délai et les Espagnols en ont profité pour saisir cette occasion en vue de réaliser leur souhait. Mais c´était sans compter sur la réaction des acteurs dominants de la diplomatie de l´Union Européenne (UE). De la même manière que la percée du Brésil attirait l´attention de l´Espagne, l´ancien occupant français soutenu par ses meilleurs alliés ne semblait pas vouloir rester indifférent face à cette montée en puissance de son proche voisin, avec qui il a un contentieux historique non négligeable.

Se pose alors un double dilemme pour la diplomatie espagnole dans sa velléité de repositionnement : (1) comment se repositionner sur la scène internationale en revendiquant un certain droit de regard sur certains pays de l´Amérique Latine ayant une soif inassouvie de puissance sans s´attirer une réplique proportionnelle de l´axe britanico-franco-allemande ? (2) étant un des grands bénéficiaires de l´aide de l´UE, comment s´affirmer individuellement dans la coopération internationale avec Haïti, désormais une des scènes où se projettent les désirs de démonstration d´influence, sans laisser la moindre impression de vouloir concurrencer ses anciens donateurs ? Ainsi en voulant « neutraliser » les menées impérialistes de certaines de ses anciennes colonies, l´Espagne risque aussi de se faire neutraliser par son ancien occupant et ses alliés. Le jeu n´est pas simple et sa diplomatie se devait de faire montre de doigté sur toute la ligne. Et, force nous est de reconnaître que jusqu´à présent elle n´a pas mal joué…

Toutefois, les membres influents de l´UE ont eu un peu de mal à contenir leur malaise face aux manœuvres de l´Espagne et ils ont laissé transpirer, malgré eux, la nervosité ressentie. L´intense balai diplomatique qui a été constaté en Haïti peu avant la conférence de Madrid en est un probant témoignage. Le commissaire européen s´est rendu sur place pour annoncer aux responsables haïtiens leur décision de mettre à la disposition du pays 225 millions d´euros et ils se font suivre sans désemparé par des membres du parlement de l´UE qui, à leur tour, confirment qu´Haïti est désormais considéré comme pays pilote pour l´expérimentation d´une nouvelle façon de faire dans la coopération du vieux continent avec le tiers-monde. Ces annonces anticipées étaient de nature à compliquer la tache des Espagnols [5] qui, eux-mêmes, comptaient profiter de leur conférence pour présenter au monde entier leur nouvelle approche de coopération : un modèle triangulaire intégrant le pays donateur, le pays récepteur et les ONG. Et, c´est justement ce qui a expliqué la modification du format habituellement utilisé au cours des six conférences antérieures.

La position d´Haïti dans ce coude-à-coude

Ce chassé-croisé n´est pas sans risque pour notre pays car il met d´emblée nos dirigeants dans une posture délicate. Il peut lui arriver ce que dit une chanson de Tabou Combo : « lè chak moun ap rale yon bout, Ayiti nan ladewout, lamizè l pap janm bout » (des positions discordantes sur la façon de faire peuvent provoquer la déroute d´Haïti et l´exposer au risque de souffrir indéfiniment). Pour se positionner dans cette histoire, jusqu`à présent un peu floue, les responsables haïtiens devraient faire jouer leur intelligence car, c´est leur unique planche de salut. Et, pour se montrer intelligents, il était très important qu´ils détiennent le maximum d´information sur le déroulement des choses. D´où la nécessité pour eux d´avoir à leur disposition, une équipe de consultant(e)s exclusivement dédié(e)s à la réflexion sur les principales variables influençant la coopération avec le pays et la prévision opportune des éventuels rebondissements qui peuvent survenir ; ce pour éviter (1) des surprises désagréables (2) anticiper sur certaines éventualités et (3) élaborer des prises de position éclairées ou efficaces quand les faits prévus à l´avance surviennent effectivement. C´est un impératif de gestion, puisque gérer c´est avant tout prévoir.

La délicatesse de la position d´Haïti à la conférence de Madrid exigeait beaucoup de la délégation officielle qui a fait le déplacement ; mais tout porte à croire qu´elle n´était pas suffisamment bien armée en dépit de la bonne volonté affichée. Une position équilibriste n´est pas forcément la meilleure des options dans une coopération à géométrie variable comme celle qui se dessine sous nos yeux. Au moins c´est quand même une solution envisageable tout comme celle de renvoyer les « supposés protagonistes » dos à dos. En fait, il y avait toute une gamme de positions possiblement adoptables pour les dirigeants haïtiens, mais il a fallu faire un seul et un seul choix car, la confusion dans un pareil contexte peut s´avérer très dévastatrice.

Déterminer la meilleure option possible n´était pas très facile, mais elle n´était pas aussi difficile que le problème de la quadrature du cercle. Tout simplement, il y avait la nécessité impérieuse d´être méthodique. On se devait de l´être étant donné le degré de difficulté de la question et ce, en dépit du fait que l´espace politico-diplomatique n´est pas strictement cartésien. Vu sous cet angle, il nous paraît que la position prise par le gouvernement haïtien peut être assimilée à un saut périlleux, exercice au cours duquel il encourt le risque de se briser la ceinture. Ce n´est pas qu´il soit mauvais de prendre des risques, mais la conjoncture exigeait plutôt de les minimiser au mieux que possible.

Fatigué d´être à la traîne d´une certaine communauté internationale toujours à l´affût d´argument pour ne pas respecter fidèlement ses promesses, le gouvernement affichait clairement son malaise ; d´autant plus qu´il s´est retrouvé dos au mur face à un peuple auquel on n´arrêtait jamais de dire que les élections allaient avoir un impact positif sur ses mauvaises conditions de vie. Il a tenté d´envoyer des signaux de détresse aux bailleurs qui, eux-mêmes, faisaient comprendre à leur manière qu´ils n´ont pas le mot pitié dans leur vocabulaire ; tout en laissant supposer que le bout du tunnel est encore assez loin. Le gouvernement faisait mine d´aller explorer d´autres sources alternatives de financement, ce à quoi les bailleurs ont répondu par un renouvellement des promesses déjà faites et l´annonce de l´imminence des débours. Ces promesses indéfiniment réitérées, les échéances sans cesse ajournées et l´exigence de résultats devant le peuple haïtien constituent, pour l´équipe au pouvoir, une croix trop lourde à porter. Le Venezuela de Hugo Chavez fît son entrée dans l´affaire et se posa comme l´antitype de Joseph d´Arymathée [6], comme pour aider le gouvernement à porter son fardeau. Il promit 60 millions à Haïti et accepta la proposition du Président Préval de doubler le quota de carburant octroyé au pays dans le cadre du programme PétroCaribe.

Le duo Préval-Alexis a choisi délibérément de jouer sur deux tableaux. C´est peut-être compréhensible étant donné la situation d´urgence dans laquelle se trouve le pays, mais il est à déplorer une gestion inadéquate de la question en termes de relations publiques. C´est un fait indéniable qu´une mesure efficace au temps t1 ne l´est pas forcément au temps t2 car les hommes, les déterminants des événements et les opportunités ne résistent pas à la dynamique temporelle. Nous voulons dire qu´il faut choisir le bon moment pour faire les choses et les moyens pour les rendre publiques. Pour être efficace, il fallait absolument en tenir compte.

Par ailleurs, la façon dont le Premier Ministre s´est positionné lors de la conférence n´était pas la meilleure qui soit. C´est vrai que chacun, suivant la qualité de son nationalisme ou de sa perception de la coopération internationale, peut l´interpréter à sa manière. Mais, il demeure certain qu´il y a des postulats dont il faudrait tenir compte à chaque prise de position. Un d´entre eux est le fameux « qui finance…commande ». Pour nous autres, il est évident que ceux qui n´ont pas les moyens de leur politique et qui sont forcés de les chercher ailleurs, peuvent se compliquer l´existence s´ils cèdent à la tentation de clamer depuis les toits en terrasse leurs malaises face à la façon de faire de ceux-là qui leur proposent une assistance. Tout compte fait, ce qu´a dit le Premier Ministre pouvait être dit par quelqu´un d´autre (son porte-parole, par exemple) et différemment. Et la diplomatie comme la politique, ça se fait justement en tenant compte de ses limites et de ses moyens.

En toute logique, ce qu´il fallait chercher c´était de maximiser les avantages que peuvent tirer le pays. Et il fallait pour cela chercher la bonne formule pour « contraindre » habilement les donateurs à respecter leurs promesses et ne pas s´adonner au jeu dangereux de nous tirer indéfiniment par le bout du nez, d´un bout à l´autre de la terre, sous le ridicule prétexte que nous sommes forcés de nous montrer dociles parce que nos besoins sont immenses. Les manœuvres du Brésil, du Chili ou même de l´Espagne sont la preuve vivante que la philanthropie pure n´existe plus ici-bas. En connaissant mieux le mobile de ceux qui nous font des promesses, nos dirigeants pourront évaluer leur marge de manœuvre et élaborer des stratégies adéquates pour y faire face.

Le fait par M. Alexis de dévoiler son souhait de voir l´Etat haïtien prendre le contrôle de l´aide destinée à Haïti, pourra ne pas être à l´avantage du pays s´il n´a pas préparé au préalable une stratégie adéquate permettant la concrétisation effective de cette formule. Sinon, les principales concernées par cette proposition (les potentiels perdants) pourront anticiper cette mesure et la mettre en échec, en toute régularité et rationalité. Du reste, les responsables haïtiens devront œuvrer pour résister au matraquage de la communauté internationale qui vise à porter les leaders du tiers-monde à croire que pour diriger un pays pauvre il faut être un expert dans l´art de la mendicité. Et, comme la coopération Nord-Sud est à plus de 50% un marché de dupes, les responsables haïtiens devront revoir leur stratégie pour les conférences à venir, même si celle de Madrid s´est terminée dans une atmosphère assez cordiale et par un gentil « Adios amigos…hasta la vista ».

Contact : golius@excite.com


[1Economiste et Doctorant en Gouvernement et Administration Publique

[2Cadre de Coopération Intérimaire

[3Une promesse est une dette

[4L´espoir fait vivre

[5Un signe clair de ce boycottage systématique est la non couverture de l´évènement par les médias français qui sont juste de l´autre côté de la frontière espagnole ; eux qui sont si friands d´analyse et se plaisent à sauter sur toutes les occasions pour exhiber la pauvreté d´Haïti au monde entier.

[6C´est le nom de celui qui a aidé le Christ à porter sa croix