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Francophonie : « Nous voudrions qu’Haïti se transforme en un pole intellectuel remarquable », déclare la rectrice de l’AUF

Bucarest, 27 sept. 06 [AlterPresse] --- La rectrice de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), Michèle Gendreau-Massaloux, a émis ce 27 septembre à Bucarest le vœu qu’Haïti devienne une référence en matière universitaire dans la Caraibe.

« Nous voudrions qu’Haïti se transforme en un pole intellectuel remarquable, un pole aimant », a déclaré la rectrice lors d’une conférence de presse, à la veille du XIe Sommet des chefs d’État et de gouvernement (28 et 29 septembre), autour du thème des technologies de l’information dans l’éducation.

Michèle Gendreau-Massaloux, qui a conduit une délégation de l’AUF aux travaux du Conseil permanent de la Francophonie et de la Conférence ministérielle de la Francophonie, a informé la presse internationale de l’ouverture d’un institut de l’AUF en Haïti.

Il s’agit de l’Institut de la Francophonie pour la gestion dans la Caraïbe (IFGCar) de Port-au-Prince, fruit d’un partenariat entre le gouvernement haïtien, l’Université d’État d’Haïti, l’Université Quisqueya de Port-au-Prince, l’Université des Antilles et de la Guyane et l’AUF, a-t-elle précisé.

Cet institut, le cinquième du genre créé par l’AUF à travers le monde, reçoit actuellement 25 étudiants. Il accueillera une centaine d’étudiants lorsqu’il sera totalement à point en 2007, a fait savoir la rectrice de l’AUF.

Selon elle, 3 options sont offertes à l’IFGCar, particulièrement axées sur les priorités d’Haïti actuellement : gestion privée, gestion publique et gestion touristique.

« Le savoir et la recherche sont les moteurs du développement », a souligné Michèle Gendreau-Massaloux, faisant part de la volonté de l’AUF de participer au « renouveau d’Haiti ».

Cette institution entend aussi poursuivre sa contribution à une interaction et une articulation entre les institutions universitaires haitiennes et celles d’autres pays ou territoire de la région Caraibe, appartenant ou non à l’espace francophone. Elle a notamment mentionné la République Dominicaine et Cuba.

Michèle Gendreau-Massaloux a parlé de plusieurs autres programmes de l’AUF et de la perspective de création d’un « grand maillage universitaire au niveau de l’Europe centrale et orientale », région où se tient pour la première fois le sommet de la francophonie.

La rectrice de l’AUF a fait part également de la coopération avec d’autres institutions multilatérales, dont la Banque Mondiale, avec laquelle elle a signé le même jour une convention de partenariat, en présence du secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf. Cet accord a été paraphé par la vice-présidente de la Banque mondiale, Frannie Leautier.

A la même occasion, deux autres protocoles ont été signés par la Banque Mondiale avec, d’une part Clément Duhaine, administrateur de l’OIF et d’autre part Andiza Ima, secrétaire général de la Conférence des Ministres de l’Éducation des pays ayant le francais en partage (CONFEMEN). [gp apr 27/09/2006 23:00]