UNICEF-Haïti, alarmé par les cas d’enlèvement, de séquestration et d’assassinat d’enfants et adolescents

P-au-P, 27 sept. 06 [AlterPresse] --- La branche en Haïti du Fonds des nations unies pour l’enfance (UNICEF) exprime aujourd’hui son indignation face au « nombre très alarmant de cas de kidnappings et autres crimes odieux, qui n’épargnent malheureusement pas les enfants, en particulier à Port-au-Prince ».

« Lorsqu’ils ne sont pas victimes eux-mêmes, les enfants sont témoins de cas d’enlèvements, d’assassinats et de toute autre forme de violence, commis à l’endroit de leurs familles, amis ou voisins, ce qui affecte gravement leur développement affectif et leur équilibre émotionnel. Le cas d’un adolescent de 16 ans, dont le corps a été découvert le 24 septembre après son enlèvement la veille à Martissant (banlieue sud de la capitale) en est un des exemples intolérables », s’inquiète UNICEF-Haïti dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Réclamant justice pour les victimes de violence, la branche haïtienne de l’agence onusienne demande instamment à toutes les instances concernées de prendre les mesures appropriées pour protéger le droit à la vie, à l’intégrité physique et morale, et à la sécurité de toutes les personnes, en particulier les enfants.

L’Etat et l’ensemble de la société haïtienne ont pour obligation de protéger et de garantir les droits des enfants, conformément à la Convention relative aux droits de l’enfant, ratifiée par Haïti, et aux principes internationaux relatifs aux droits des enfants, rappelle UNICEF-Haïti.

Ces dernières années, spécialement de 1996 à nos jours, les témoignages de divers organismes de droits humains ont fait état régulièrement de la participation d’enfants dans des violences armées ainsi que de l’utilisation d’enfants comme des « boucliers humains » dans de multiples actes répréhensibles, y compris de banditisme et de crime organisé (dont la drogue), perpétrés notamment dans plusieurs quartiers de la capitale haïtienne.

Des groupes d’enfants, formant des « cartels de malfaiteurs », des « gangs » ou autres « associations de malfrats » sont dénoncés en plusieurs points du territoire national, surtout dans l’Artibonite et l’Ouest d’Haïti, suivant des témoignages recueillis par AlterPresse. [rc apr 27/09/2006 0 :00]