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Haïti : Baisse du phénomène de criminalité constatée par la police

P-au-P, 17 mai 06 [AlterPresse] --- Les actes de criminalité sont en baisse ces derniers jours, en Haïti, passant de 102 à 67 dossiers traités par les autorités policières haïtiennes, annonce ce 17 mai 2006, Frantz Lerebours, porte-parole de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

Du 10 au 16 mai, 87 arrestations ont été effectuées à Port-au-Prince et ses zones environnantes contre 150 la semaine précédente, confirme Frantz Lerebours lors d’une conférence de presse hebdomadaire à laquelle a assisté un reporter d’AlterPresse.

Le porte-parole de l’institution policière précise que le nombre d’individus, appréhendés pour avoir commis des infractions à l’égard d’autres personnes, a connu cette semaine une baisse de 23%.

Les cas d’enlèvements sont également peu signalés ces derniers jours. La cellule anti-kidnapping de la PNH, établie à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) enregistre « 5 cas d’enlèvements et 13 individus mis aux arrêts », contre 27 arrestations, une semaine auparavant, pour les mêmes faits constatés », explique Frantz Lerebours.

Dans la foulée, la police nationale fait état de 8 personnes retrouvées mortes, dont 7 par balles et une à l’arme blanche, relevées dans la capitale haïtienne. Dans ce dossier, soutient Lerebours, une personne a été arrêtée.

L’officier de police mentionne également la découverte de 4 cadavres, le lynchage d’une personne et 3 blessures par balles. Toutefois, Frantz Lerebours n’a pas précisé si ces cadavres font partie des 8 morts signalés.

Concernant la tension qui a régné au Pénitencier National le 14 mai 2006, jour de l’investiture du président René Préval, Lerebours ne l’associe pas une tentative d’évasion, comme certains le faisaient croire.

Dans le cadre de cette affaire, un communiqué de la Direction de l’administration pénitentiaire (DAP) fait mention de « onze prisonniers blessés sérieusement », dont 7 avaient dû « se rendre à un hôpital extérieur pour être soignés majoritairement pour des fractures ».

Au total, 5 agents pénitentiaires en étaient eux aussi sortis blessés. Les quelques mille prisonniers du quartier dénommé « Titanic », ayant brisé les cadenas des portes de leurs cellules, sont rendus responsables de ce mouvement de tension.

« La très grande majorité de ces prisonniers ont envahi la toiture de ce quartier de trois étages », précise le communiqué de la DAP.

Le bilan, présenté par la DAP, diffère de celui communiqué ce 17 mai 2006 par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) qui indique une quarantaine de blessés parmi les mutins, dont cinq grièvement, en plus d’au moins 3 agents pénitentiaires blessés au cours du mouvement.[do rc apr 17/05/2006 14 :30]