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Les candidats de nationalité étrangère dans la ligne de mire d’une commission d’Etat de vérification


vendredi 21 octobre 2005

P-au-P., 21 oct. 05 [AlterPresse] --- La commission d’Etat sur la nationalité des candidats (ENC) invite les candidats de nationalité étrangère à se retirer, de par eux-mêmes, de la course électorale.

En conférence de presse ce 20 octobre, le président de cette commission Henri Dorléans a fait savoir que celle-ci s’acquittera de son travail avec rigueur et sévérité. Elle envisage de soumettre aux différents candidats un formulaire de huit pages que ces derniers retourneront à la commission après l’avoir dûment rempli et signé.

Les candidats à la présidence sont conviés à acheminer le dit formulaire au siège de la commission, au Palais national, alors que ceux briguant les autres postes (électifs) sont invités à le remettre au Parquet du tribunal de première instance le plus proche.

« Le candidat qui ne retourne pas le formulaire dans le délai fixé par la commission d’Etat est réputé faire le retrait de sa candidature. La commission en informera le Conseil électoral qui rayera le nom du candidat de la liste des candidats agréés », peut-on lire dans le décret relatif à la création de la Commission d’Etat sur la nationalité des candidats.

S’agissant des démarches à entreprendre au plan international pour obtenir des informations à propos des candidats concernés par la question de la nationalité, le ministre de la justice, sans fournir de détails, a fait savoir que certaines données sont déjà disponibles.

Henri Dorléans a par ailleurs assuré que la commission n’entend pas se prononcer sur le récent arrêt de la Cour de Cassation, le plus grand tribunal du pays, qui a réintégré dans la course à la présidence le richissime homme d’affaires Dumarsais Siméus.

Le ministre a fait valoir que la Cour n’a pas statué sur la nationalité de Siméus, mais plutôt sur l’accusation de fausses déclarations que le Conseil électoral provisoire avait évoquées dans sa requête.

Le candidat sous la bannière du Parti Tèt Ansanm se moque éperdument des initiatives de la commission d’Etat sur la nationalité et d’une nouvelle plainte déposée cette semaine contre lui par l’organisme électoral. Car il poursuit de manière spectaculaire sa campagne électorale. Dumarsais Siméus a tenu son plus récent meeting électoral ce 20 octobre au Bel-Air, un quartier volatil situé au centre de Port-au-Prince. [vs apr 21/10/05 10:30]