Retombées positives du sommet de la Communauté Sud-américaine en faveur d’Haïti

P-au-P., 3 oct. 05 [AlterPresse] --- Haiti a été un des thèmes majeurs du sommet présidentiel de la Communauté Sud-américaine, qui s’est tenu en fin de semaine dernière au Brésil, où le président vénézuélien Hugo Chavez a accepté l’idée de vendre du pétrole à prix préférentiel à Haïti.

Le sommet réunissait des présidents de divers blocs de la région, dont le Mercosur, la Communauté andine, l’Association latino-américaine d’intégration, le Sommet ibéro américain et la Communauté économique de la Caraïbe (CARICOM).

En présence des chefs d’Etat de la région, le président brésilien Luis Inacio Lula Da Silva, a défendu la conduite de ses troupes en Haïti, où le Brésil a le commandement des troupes onusiennes.

« La-bas, nous respectons les droits humains », déclare Lula, soulignant que les troupes brésiliennes n’adoptent nullement l’attitude « arrogante » de ceux qui entreprennent des « aventures coloniales ».

Au lendemain du Sommet de la Communauté Sud-américaine à Brasilia, le président Chavez a annoncé à Caracas une assistance pétrolière à Haïti.

Lors de son émission télévisée « Allo président », le chef d’Etat vénézuélien annonce que « nous allons tendre la main au peuple d’Haïti ». « Je crois que le Brésil et le Venezuela peuvent travailler conjointement avec Haïti », ajoute-t-il.

Chavez indique que le vice-président de la compagnie publique Petróleos de Venezuela, Alejandro Granado, se rendra bientôt en Haïti afin d’effectuer les coordinations nécessaires avec les autorités haïtiennes.

Cette initiative représente un virage marqué dans la position vénézuélienne depuis les évènements de février 2004 en Haïti qui ont vu la chute de l’ex président Jean Bertrand Aristide.

En juin dernier, Haïti n’a pas été invitée à un sommet régional au Venezuela en vue de garantir le ravitaillement des nations de la Caraïbe en pétrole.

Cette réunion a abouti à la création de Petrocaribe, « une initiative politique et commerciale basée sur la solidarité partagée et la co-responsabilité sociale visant à assurer l’accès à l’énergie à un prix juste et raisonnable dans le cadre de l’intégration énergétique régionale », selon le document final.

Petrocaribe dispose d’un capital initial vénézuélien évalué à 50 millions de dollars destinés à un fonds social pour créer dans la Caraïbe une zone de libre échange commercial.

La création de Petrocaribe complète les accords de Caracas et de San José, signés en 2000 et 1980, en vue d’approvisionner en pétrole brut vénézuelien les pays de la Caraïbe à des conditions préférentielles. [do gp apr 03/10/05 17:00]