P-au-P, 06 janv. 2026 [AlterPresse] --- Le parti politique Rasanbleman sosyalis pou yon inisyativ nasyonal tou nèf (Rasin kan pèp la) dénonce « l’enlèvement », le 3 janvier 2026, par les États-Unis, du président Vénézuélien Nicolas Maduro et son épouse Cilia Flores qu’il qualifie d’arrogance sans égal, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Il fustige l’attaque militaire organisée par l’administration de Donald Trump contre le peuple vénézuélien comme une menace pour le droit international et la souveraineté des peuples.
Il salue la résistance du peuple vénézuélien face à cette agression, et accuse Donald Trump de vouloir piller les réserves pétrolières et minières du pays.
Le parti politique Rasanbleman sosyalis pou yon inisyativ nasyonal tou nèf (Rasin kan pèp la) interpelle les forces politiques partisanes de la souveraineté des peuples et des intérêts fondamentaux des classes populaires face à ce tournant politique historique à laquelle l’humanité est actuellement confrontée.
À l’exception des États-Unis et de la plupart des pays de la région, l’ensemble des membres du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) [1], ont dénoncé la capture, le samedi 3 janvier 2026, du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores par les États-Unis, la qualifiant de grave atteinte au droit international ainsi qu’aux buts et principes de la Charte des Nations unies.
Cette dénonciation a eu lieu lors d’une réunion d’urgence convoquée par la Colombie, le lundi 5 janvier 2026.
La Fédération de Russie a condamné ce qu’elle qualifie d’« acte d’agression armée » perpétré par les États-Unis contre le Venezuela, en violation de toutes les normes juridiques internationales.
La Chine, pour sa part, considère cette intervention américaine comme une « vive menace » pour la paix et la sécurité, tant dans la région qu’à l’échelle mondiale.
Dans le viseur des États-Unis, tout comme le Mexique et Cuba, la Colombie a dénoncé une tentative de domination et d’appropriation des ressources naturelles du Venezuela.
Le Mexique a réitéré sa condamnation de « l’agression militaire du 3 janvier », dénonçant une violation flagrante de l’article 2 de la Charte des Nations unies et une atteinte grave au multilatéralisme.
Cuba a qualifié l’intervention d’« agression impérialiste et fasciste », s’inscrivant selon elle dans une escalade planifiée depuis plusieurs mois visant à renverser le gouvernement vénézuélien et à prendre le contrôle de ses ressources naturelles.
Le Venezuela a dénoncé l’attaque armée des États-Unis, orchestrée sans aucune base juridique, comme une violation flagrante de la Charte des Nations unies.
Pour son représentant, « l’enlèvement » du président Maduro constitue une atteinte à une norme fondamentale du droit international : l’immunité personnelle des chefs d’État en exercice.
Le lundi 5 janvier 2026, Nicolás Maduro a plaidé non coupable devant un tribunal de New York, face aux accusations de trafic de drogue portées contre lui.
« Je suis toujours le président de mon pays », a-t-il affirmé en clamant son innocence, selon des médias internationaux.
Le 3 janvier, le couple présidentiel a été capturé et transféré à New York pour y être jugé pour des activités qualifiées de « narcoterroristes », à l’issue d’une opération militaire américaine. [emb apr 06/01/2026 13:00]
[1] Le Conseil de sécurité de l’Onu est composé de 15 membres, dont cinq permanents : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Fédération de Russie.
