P-au-P, 19 déc. 2025 [AlterPresse] --- La coordonnatrice humanitaire des Nations unies en Haïti, l’Ivoirienne Nicole Kouassi, a officiellement lancé, le jeudi 18 décembre 2025, le Plan de réponse humanitaire pour Haïti, apprend l’agence en ligne AlterPresse.
Doté d’un budget de 880 millions de dollars américains (Ndlr : US $ 1.00 = 135.00 gourdes ; 1 euro = 154.00 gourdes ; 1 dollar canadien = 96.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.40 gourdes aujourd’hui), ce plan vise à venir en aide à 4,2 millions de personnes vulnérables dépendant d’une assistance humanitaire vitale.
À l’occasion du lancement, Nicole Kouassi a exhorté l’ensemble des partenaires humanitaires et de développement, les bailleurs de fonds ainsi que le gouvernement haïtien « à soutenir le Plan de réponse humanitaire 2026, afin de préserver la vie et la dignité de chaque Haïtienne et Haïtien, et pour que l’espoir continue pour les jeunes générations ».
Une situation alarmante sur le terrain
La coordonnatrice s’est dite profondément préoccupée par le cycle ninterrompu de violences et le niveau de brutalité extrême, que subissent les communautés haïtiennes.
Elle a dénoncé les Violences basées sur le genre (Vbg), notamment les viols, dont seraient victimes près d’une trentaine de femmes et jeunes filles chaque jour.
Les actes de violences des groupes armés qui ont fait, de janvier à septembre 2025, plus de 4 mille morts, a contraint 1,4 million de personnes, soit environ 12 % de la population, à fuir leurs foyers.
Jusqu’à 50 % des membres enrôlés de force dans les gangs sont des jeunes et des enfants, selon les Nations unies.
Par ailleurs, 5,7 millions de personnes souffrent d’une insécurité alimentaire sévère, plaçant Haïti parmi les six principaux foyers de faim dans le monde.
Les services de base, tels que la santé et l’éducation, sont régulièrement attaqués et continuent de fermer.
Le Plan de réponse humanitaire 2026 se concentre sur des interventions multisectorielles urgentes dans les départements de l’Ouest, du Plateau central et de l’Artibonite, où les violence armées et les déportations de migrantes et migrants génèrent des besoins humanitaires critiques, selon un communiqué du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha).
L’objectif est de réduire les risques immédiats pesant sur les communautés, de stabiliser les ménages les plus affectés par les chocs et de renforcer leur accès aux services essentiels.
Dans les zones plus stables du grand Sud et du grand Nord, le plan de réponse humanitaire vise à soutenir l’intégration locale des Personnes déplacées internes (Pdi), à réduire la pression sur les communautés hôtes et à prévenir les tensions sociales, en coordination étroite avec les acteurs du développement. [emb apr 19/12/2025 13:15]
