Ouanaminthe (Nord-Est d’Haïti), 12 déc. 2025 [AlterPresse] --- La Plateforme genre du Nord-Est (Pgne) réclame justice pour Stéphora Anne-Mircie Joseph, une jeune élève haïtienne de 11 ans, décédée le vendredi matin 14 novembre 2025 dans une piscine lors d’une excursion scolaire à Gurabo (Santiago de Los Caballeros), en République Dominicaine.
Elle demande également justice pour toutes les autres victimes de violations des droits humains en Haïti et ailleurs, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.
Ces revendications ont été exprimées lors de la clôture, le mercredi 10 décembre 2025, à Ouanaminthe (Nord-Est), des « 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles », à l’occasion de la Journée internationale des droits humains.
En partenariat avec Solidarite Fwontalye, le Servive jésuite aux migraqntes et migrants (Sjm) et d’autres organisations engagées dans le Nord-Est, la Pgne a organisé une série d’activités, visant à sensibiliser, mobiliser et interpeller la société sur l’urgence de défendre les droits fondamentaux.
Plusieurs centaines de participantes et participants, dont beaucoup muni.e.s de pancartes, ont manifesté dans les rues, le mercredi 10 décembre 2025, depuis le pont frontalier jusqu’au tribunal de paix de Ouanaminthe, pour exiger justice pour Stephora Anne-Mircie Joseph, fille unique de Lovelie Raphaël Joseph.
La marche citoyenne visait également à protester pacifiquement contre les violations des droits humains, l’impunité persistante, et à revendiquer le respect intégral des droits pour toutes et tous.
La Pgne dénonce le non-respect des droits fondamentaux, la criminalité, les violences sexuelles, le banditisme et la gangstérisation.
Elle appelle à poursuivre la lutte contre les Violences basées sur le genre (Vbg), au-delà des 16 jours d’activisme.
Elle réaffirme son engagement à soutenir les victimes et leurs familles, à renforcer la sensibilisation dans les espaces publics et scolaires, et à mobiliser la société civile autour des principes d’égalité, de dignité et de justice.
Une garantie de 500,000 pesos dominicains, soit environ 8 mille dollars américains, a été exigée par la justice dominicaine à l’encontre de trois responsables du Collège Leonardo Da Vinci à Santiago, en République Dominicaine.
Ces 3 personnes - Yris del Carmen Reyes Adames, responsable administrative au Colegio Leonardo Da Vincii, Francisca Josefina Tavarez Velez, chargée d’orientation et Vilma Altagracia Vargas Morel, coordonnatrice du niveau segondaire au Collège - ont fait preuve de négligence et ont enfreint la loi. De la négligence, qui aurait conduit à la mort de Stéphora Anne-Mircie Joseph, souligne la justice dominicaine.
Ces trois responsables devront se présenter régulièrement devant la justice. Elles ne sont pas autorisées à quitter le territoire dominicain.
Cependant, la justice a décidé de libérer Gisela González, coordonnatrice générale de l’établissement, estimant qu’elle n’avait aucune responsabilité dans le drame du 14 novembre 2025, qui a suscité de vives émotione en République Dominicaine et en Haïti.
Le président Luis Abinader a assuré que le ministère public poursuivra l’enquête sur le décès de Stephora Anne-Mircie Joseph, rejetant tout mobile raciste.
Il a également qualifié de « très pénible »l la tragédie du vendfredi 14 novembre 2025 à Gurabo (Santiago de Los Caballeros). [emb rc apr 12/12/2025 14:20]
