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Haïti-Société : Entre Delmas 75 et Delmas 65, les nuits se transforment en discothèques à ciel ouvert - Les riverains interpellent le maire Wilson Jeudy

P-au-P., 1er déc. 2025 [AlterPresse] --- Les plaintes se multiplient entre Delmas 75 et Delmas 65, où les habitants disent vivre un véritable cauchemar nocturne.

En plus des « discothèques à ciel ouvert » qui envahissent les quartiers résidentiels et des motocyclettes équipées de pots d’échappement trafiqués (« morfleur troué »), les nuits sont souvent troublées par des détonations assimilées à des tirs d’armes automatiques, dénoncent les riverains à AlterPresse.

Dès 6:00 p.m., de puissantes sonorisations investissent les rues, projetant un volume sonore extrême jusqu’à 2:00, 3:00 ou 4:00 a.m.

« C’est comme si on dormait dans une discothèque », témoignent des familles épuisées, privées du moindre repos. Le vacarme est tel qu’il devient impossible non seulement de dormir, mais aussi d’étudier ou même de tenir une simple conversation à l’intérieur des maisons. Cette fatigue constante est aggravée par une angoisse croissante, nourrie par un climat d’insécurité omniprésent.

À cette pollution sonore déjà permanente viennent s’ajouter les passages répétés de motos dont les échappements modifiés provoquent des grondements et explosions mécaniques assourdissantes.

Par moments, les habitants rapportent aussi entendre des salves ou rafales isolées, qui renforcent l’inquiétude et accentuent le sentiment d’insécurité dans ce corridor résidentiel.

Les riverains de Delmas 65 à 75 se disent exténués par cette accumulation de nuisances, qui affecte lourdement les enfants, les travailleurs, les personnes âgées et les personnes souffrant de maladies chroniques. Ils dénoncent une détérioration continue de la qualité de vie et l’absence d’un environnement nocturne minimalement apaisé.

Malgré les engagements annoncés par la municipalité pour réguler les nuisances sonores, aucune présence effective ou intervention visible n’est signalée par les habitants durant la nuit. Ceux-ci estiment que l’autorité municipale a perdu tout contrôle de la situation et interpellent directement le maire Wilson Jeudy pour prendre des mesures urgentes, concrètes et durables.

AlterPresse continue de recevoir quotidiennement des témoignages décrivant une zone résidentielle plongée, chaque nuit, dans un climat sonore et sécuritaire de plus en plus difficile à supporter. [apr 01/12/2025 00 :30]