P-au-P, 27 nov. 2025 [AlterPresse] --- Le journaliste dominicain Esteban Rosario dénonce le silence des autorités dominicaines après un homicide à caractère raciste présumé d’une écolière haïtienne de 11 ans, perpétré il y a une dizaine de jours (le vendredi 14 novembre 2025) dans une piscine à Gurabo (Santiago de Los Caballeros, deuxième ville en imkportance économique en République Dominicaine, dans une vidéo dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
La victime, Stephora Joseph, une fillette haïtienne de 11 ans, aurait été tuée dans des circonstances suspectes dans une piscine à Gurabo.
C’est beaucoup d’indignation chez différents secteurs, notamment dans les médias, en République Dominicaine.
Selon des témoignages anonymes recueillis par Rosario, la fillette aurait été délibérément noyée par trois camarades de classe, âgés de 12 et 13 ans, motivés par la haine raciale.
Ces révélations ont été faites par le journaliste dans une vidéo, publiée par la Fundación Zile sur sa page Facebook, consultée par l’agence en ligne AlterPresse.
Stephora Joseph était élève au Collège Da Vinci, un établissement privé fréquenté par des enfants issus de familles aisées.
Elle aurait été victime d’un homicide, perpétré par ses camarades de classe.
Dix jours avant sa mort, elle avait reçu un prix pour ses excellents résultats scolaires et avait été invitée à une excursion dans un centre de loisirs à Gurabo, où se trouvait une piscine.
C’est là qu’elle s’est noyée dans des circonstances jugées troublantes.
Rosario rapporte que la mère de l’enfant a été appelée en urgence, sous prétexte que sa fille ne se sentait pas bien.
À son arrivée, elle a retrouvé sa fille sans vie.
Depuis, ni l’établissement scolaire ni le parquet de Santiago, ni le ministère dominicain de l’éducation n’ont fait de déclaration officielle sur la mort suspecte de l’écolière haïtienne de 11 ans, Stephora Joseph
Brillante élève et polyglotte (elle parlait trois ou quatre langues),la jeune Stephora, était la meilleure de sa promotion, rapporte le jourlaliste dominicain Esteban Rosario.
En raison de ses origines haïtiennes et de la couleur de sa peau, elle aurait été la cible de moqueries, d’intimidations et de violences de la part d’autres élèves, influencés par un environnement familial raciste.
Elle aurait été insultée et traitée de « maudite noire ».
Le journaliste dominicain souligne l’invraisemblance qu’aucun des 80 autres élèves, présentes et présents dans la piscine à Gurabo, n’ait remarqué la noyade. Ce qui renforce les soupçons d’un acte criminel.
Il dénonce l’inaction totale des autorités judiciaires, notamment du parquet des mineures et mineurs, qui n’a ouvert aucune enquête ni interrogé les enfants présentes.
Selon lui, ce silence s’explique par le fait que la victime était haïtienne et que les enfants impliqués seraient issus de familles influentes.
Le journaliste dominicain Esteban Rosario fustige une société dominicaine, gangrenée par le racisme et l’impunité.
Il appelle à briser le silence pour faire toute la lumière sur cette affaire, afin de rendre justice à la jeune Stephora Joseph et à sa famille.
« Le (jeudi) 20 novembre 2025, Jesula Florvil, 31 ans, originaire d’Ennery (département de l’Artibonite), a été illégalement déportée, alors qu’elle était sous oxygène à l’hôpital La Pinta, un mois et demi après son accouchement. Débranchée de force, transportée malgré sa faiblesse, elle a été remise à l’Office national de la migration (Onm), qui l’a référencée à la Pgne à son arrivée à Ouanaminthe. Transférée à la Clinique Univers, elle est décédée le (vendredi) 21 novembre 2025 ».
Dans une note de protestations transmise à l’agence en ligne AlterPresse, la Plateforme genre du Nord-Est d’Haïti (Pgne) dénonce la mort, le vendredi 21 novembre 2025, de la nourrice migrante haïtienne, Jésula Florvil, 31 ans, débranchée de force sous oxygène à l’hôpital La Pinta, le jeudi 20 novembre 2025. [emb rc apr 27/11/2025 14:30]
