P-au-P, 14 nov. 2025 [AlterPresse] --- De violents affrontements ont secoué, ce vendredi 14 novembre 2025, les quartiers nord et nord-est de la capitale, Port-au-Prince, où des rafales de tirs à l’arme lourde ont été entendues, selon des témoignages recueillis par l’agence en ligne AlterPresse.
Des hélicoptères ont survolé les zones de Lathan, Lizon et Lilavois, tandis que des hommes armés circulaient au sol, semant la panique parmi les habitantes et habitants.
« Les balles crépitent de partout », rapporte un habitant de la Plaine du Cul-de-Sac, qui a constaté le survol de la zone par un hélicoptère.
Plusieurs écoles ont été contraintes de fermer leurs portes, et des familles ont fui leur domicile face à l’intensité des tirs.
Vers 9:00, des rafales de tirs à Carrefour Marassa ont également semé la panique parmi les habitantes et habitants.
La soirée du jeudi 13 novembre 2025 a été particulièrement agitée, marquée par des échanges de tirs nourris à Tabarre, notamment à Tabarre 27, poussant des familles à continuer de fuir leurs domiciles.
Au moins trois présumés bandits ont été tués, plusieurs autres blessés, et un véhicule a été récupéré à la suite d’une opération policière, menée les vendredi 7 et samedi 8 novembre 2025, visant à reprendre le contrôle du pont de Tabarre, sur la route de Carrefour Marassa.
Cette intervention avait permis une reprise de la circulation sur le pont de Tabarre et à Carrefour Marassa, ainsi qu’un retour à un calme apparent dans la commune, le lundi 10 novembre 2025.
L’opération a été conduite en réponse à des menaces imminentes des gangs armés 400 Mawozo et Chen Mechan dans la zone de Tabarre, a précisé la Police nationale d’Haïti (Pnh).
Les gangs armés continuent de perpétrer des violences dans plusieurs zones du pays, notamment à Port-au-Prince, dans l’Artibonite et le Plateau Central.
Entre juillet et septembre 2025, (un nombre de) 1,247 personnes ont été tuées, 710 blessées, 145 enlevées et 400 victimes ont subi des violences sexuelles, tandis que la traite d’enfants à des fins criminelles reste particulièrement préoccupante, selon le dernier bilan du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (Binuh). [emb apr 14/11/2025 11:40]
