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Crise : Le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections prône un nouveau modèle de gestion efficace en Haïti

P-au-P, 23 juin 2025 [AlterPresse] --- Le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections insiste sur la nécessité de mettre en place « un modèle de gouvernance efficace, transparent et adapté à la nature de la crise actuelle, capable de résoudre le problème sécuritaire et de créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections crédibles en Haïti », dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Le parti, dirigé par de l’ancien sénateur Steven Irvenson Benoit, plaide pour une réorientation du processus politique de transition, à travers un dialogue politique entre les protagonistes haïtiens, en vue de la mise en place de ce nouveau modèle de gestion politique efficace.

Ce dialogue politique devrait permettre de restructurer le processus politique de transition, redéfinir la gouvernance politique et le mandat de la transition, et trouver un meilleur consensus sur la manière de remplacer le Conseil présidentiel de transition (Cpt) et le gouvernement actuel, souligne-t-il.

En ce sens, le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections appelle toutes les citoyennes et tous les citoyens haïtiens responsables, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à se mobiliser et unir leurs forces à travers une entente nationale.

Cette union devrait avoir pour but de sortir le pays des griffes des forces obscures ennemies du changement, qui utilisent les actes de violences et les crimes pour le détruire.

Le coordonnateur des actions au Cpt, Fritz Alphonse Jean, a dressé un bilan critique de la situation générale du pays et des difficultés liées à l’exercice de la transition, dans une interview avec un panel de journalistes, dont Gotson Pierre pour AlterRadio/AlterPresse.

Il a mis en lumière le manque de cohérence dans la gouvernance de l’État, les retards dans la mise en œuvre du cahier de charges du Cpt, les blocages administratifs dans l’exécution des dépenses de sécurité, les dérives diplomatiques ainsi que les pressions exercées par des groupes d’intérêts sur les ministères et institutions clés.

Fritz Jean souligne la nécessité de redéfinir le modèle de société, tout en rejetant fermement toutes idées de dialogue, sans vérité ni justice, avec les gangs, auteurs de multiples crimes atroces contre la population.

« Aucun progrès n’a été accompli pour réconcilier l’État avec la nation. Aucune avancée significative n’a été réalisée en matière de sécurité ou de réformes nécessaires, pour créer les conditions propices à l’organisation d’élections à la date prévue », relève le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections.

Quatorze (14) mois après la signature de l’accord du 3 avril 2024, censé résoudre les problèmes du pays, le Cpt n’a toujours pas produit de résultats concrets, déplore-t-il.

Les deux gouvernements précédents ont échoué. Les mécanismes de transition ne sont pas fonctionnels, et la population n’a aucune confiance dans les autorités en place, ajoute-t-il.

Le parti Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections condamne le laxisme des anciens et nouveaux coordonnateurs du Cpt face à la corruption, aux malversations, au trafic d’influence et au favoritisme, qui continuent de dominer l’appareil de l’État.

Les résultats sont inexistants, malgré les sommes considérables dépensées pour les neuf (9) conseillers-présidents, dont trois (3) d’entre eux, Smith Augustin, Louis Gérald Gilles et Emmanuel Vertilaire, font l’objet de dossiers judiciaires pour une affaire de corruption, avance-t-il.

De plus, le processus politique de transition est bloqué, en raison de conflits d’intérêts mesquins au plus haut niveau de l’État.

Le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections dénonce l’incapacité du Cpt, du Conseil supérieur de la police nationale (Cspn) et de l’actuel gouvernement à s’attaquer aux enjeux majeurs du pays, à répondre aux attentes de la population et à instaurer un climat sécuritaire et de confiance, indispensable à la tenue d’élections crédibles.

Le parti politique Entente nationale pour la sécurité et de bonnes élections souligne également la recrudescence des violences à l’échelle nationale, avec plusieurs communes, telles que Kenscoff, Saut-d’Eau, Mirebalais, Gros Morne ou encore Carrefour, désormais sous la coupe de groupes armés.

De nombreuses familles vivent dans des conditions inhumaines dans les camps de personnes déplacées, sous les yeux indifférents de l’État. Les citoyennes et citoyens sont également contraint.e.s de verser de l’argent aux gangs à des postes criminels, pour garantir leur survie et leurs déplacements, décrit-il. [emb rc apr 23/06/2025 13:30]