Boston (États-Unis), 18 juin 2025 [AlterPresse] --- L’organisation New england human rights (Nehro) dénonce la proposition, jugée indécente, du secrétaire général de l’Organisation des États américains (Oea), Albert Ramdin, de négocier avec les gangs armés en Haïti, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Cette proposition « apparaît comme l’aveu suprême d’impuissance, de capitulation, de culpabilité et de rejet des droits humains », critique la Nehro.
« Aucun pays de la communauté internationale n’a jamais admis vouloir négocier avec des terroristes », rappelle-t-elle, s’interrogeant sur le bien-fondé d’une quelconque négociation avec les gangs armés Viv Ansanm et Gran Grif, qui ont été désignés, le 2 mai 2025, comme des terroristes par le gouvernement des États-Unis d’Amérique.
Ces gangs tuent « de manière indiscriminée » femmes, enfants, jeunes, adolescentes et adolescents, vieillards, et violent, volent, pillent, incendient, détruisent, note-t-elle.
« Au nom de qui ou de quoi voudrait-on qu’on s’asseye avec ces monstres, sortis d’on ne sait où et qui ont sur les mains des crimes aussi innommables » ?, se demande l’organisation de défense des droits humains.
La Nehro encourage à donner à Haïti un soutien robuste, surtout en armes, technologies et matériels adaptés « pour venir à bout de ces énergumènes ».
Elle dénonce une propension d’une frange de la communauté internationale à vouloir imposer des solutions ou formuler des propositions avilissantes, dégradantes et humiliantes pour l’histoire et le passé héroïque d’Haïti dans le monde.
Le Conseil présidentiel de transition rejette toutes négociations avec les gangs
Dans une récente note, le Conseil présidentiel de transition (Cpt) dit avoir pris note de la proposition du nouveau secrétaire général de l’Organisation des États américains (Oea), Albert Ramdin, relative à la possibilité de négocier avec les groupes armés.
Tout en rejetant cette approche, le Cpt a souligné combien la société haïtienne, gravement meurtrie par des années de criminalité, ne saurait concevoir de négociations avec ceux, qui menacent l’avenir même de la nation.
Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits humains, l’Autrichien Volker Türk, a, lui aussi, exhorté la communauté internationale à agir avec fermeté, pour mettre fin aux violences des gangs, qui ont causé plus de 2,600 morts en cinq (5) mois.
Un nombre de 1,3 million de personnes ont été déplacées et 246 sites ont été érigés, un record alarmant, d’après un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), publié le mercredi 11 juin 2025.
Volker Türk a également plaidé pour un soutien accru à la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas),, qu’il juge insuffisamment équipée et financée.
Turk a demandé l’application stricte de l’embargo sur les armes, décrété par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu). [emb rc apr 18/06/2025 15:00]
