P-au-P, 17 juin 2025 [AlterPresse] --- Haïti fait partie de cinq (5) pays, exposés à un risque imminent de famine et de mortalité dans les mois à venir, alertent l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et le Programme alimentaire mondial (Pam), dans un rapport semestriel, rendu public le lundi 16 juin 2025 dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Plus de 8,400 personnes, contraintes de se déplacer à l’intérieur d’Haïti, sont déjà confrontées, au cours du mois de juin 2025, à une insécurité alimentaire aiguë de type catastrophe ou famine dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, indiquent ces deux agences des Nations unies, travaillant ensemble pour lutter contre la faim et améliorer la sécurité alimentaire dans le monde.
En Haïti, l’accès à l’aide humanitaire est entravé par des niveaux records de violences des gangs et de criminalité, forçant de nombreuses communautés à fuir leurs foyers, selon la Fao et le Pam.
Le nombre de personnes déplacées, contraintes de fuir les violences des gangs armés en Haïti, a atteint un niveau record d’environ 1,3 million, selon un rapport de l’Organisation internationale pour les migrations (Oim), daté du mercredi 11 juin 2025.
D’ici juin 2025, (un nombre de) 5,7 millions de personnes, soit plus de la moitié de la population en Haïti, devraient connaître une insécurité alimentaire aiguë, avait prévenu la Coordination nationale de la sécurité alimentaire (Cnsa), dans un rapport publié en avril 2025.
Le rapport de la Fao et du Pam relève une aggravation de la faim dans 13 points chauds, dont cinq (5) qui présentent un risque immédiat de famine.
Des communautés d’Haïti, du Soudan, de la Palestine, du Soudan du Sud et du Mali sont déjà confrontées à la famine, avertissent la fao et le Pam.
Les populations dans ces 5 pays sont également menacées de famine ou confrontées à des niveaux catastrophiques d’insécurité alimentaire aiguë, en raison de l’intensification ou de la persistance des conflits, des chocs économiques et des catastrophes naturelles.
Le document signale une exacerbation de ces crises dévastatrices, en raison des contraintes d’accès croissantes et des déficits de financement critiques.
Zones désormais très préoccupantes, le Yémen, la République démocratique du Congo, le Myanmar (Birmanie) et le Nigéria nécessitent une attention urgente pour sauver des vies et préserver les moyens de subsistance, ajoute-t-il.
Parmi les autres zones sensibles, figurent le Burkina Faso, le Tchad, la Somalie et la Syrie.
La Fao et le Pam encouragent une action humanitaire urgente ainsi que la mise en œuvre d’un effort international coordonné pour désamorcer les conflits, endiguer les déplacements et mettre en place une réponse d’aide urgente à grande échelle. [emb rc apr 17/06/2025 10:40]
Photo : Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha)
