P-au-P, 05 juin 2025 [AlterPresse] --- De janvier à mars 2025, (un nombre de) 547 personnes ont été tuées par balles, dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, indique la Commission épiscopale nationale de l’église catholique romaine, Justice et Paix (Ce-Jilap), dans un rapport trimestriel transmis à l’agence en ligne AlterPresse.
La commune de Port-au-Prince enregistre le plus grand nombre de victimes de violences avec 433 cas, suivie de Delmas (135), de Pétionville, notamment sur la route de Frères (75), de Tabarre (31) et de Croix-des-Bouquets (11), relève la Ce-Jilap.
La Commission épiscopale nationale catholique romaine mentionne 375 décès liés à des actes qualifiés d’enlèvement et de banditisme et 9 autres accusés de vols
La Ce-Jilap recense un total de 678 décès à Port-au-Prince, dont 547 causés par balles, 10 par des armes tranchantes (pierres, bâtons, machettes, etc.) et 6 survenus lors d’accidents.
115 autres personnes ont été tuées dans d’autres circonstances, notamment par des drones kamikazes de la Task Force, qui a été mise en place par le gouvernement de transition.
La ce-Jilap demande à l’État de mobiliser toutes ses ressources, pour lutter contre la criminalité, source de toutes les souffrances que connaît aujourd’hui la population haïtienne, afin de rétablir l’ordre et la sécurité dans le pays.
Depuis mars 2025, des drones kamikazes sont utilisés par les autorités haïtiennes dans des opérations contre les gangs terroristes armés, notamment dans des bastions de gangs à Port-au-Prince, comme Village-de-Dieu.
Depuis mars 2025, plus de 200 personnes ont été tuées lors d’attaques menées avec des drones kamikazes contre les gangs, selon le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh). [emb rc apr 05/06/2025 10:40]
