P-au-P, 12 février 2025 [AlterPresse] --- Le Conseil présidentiel de transition (Cpt) déclare être consterné par la nouvelle du décès par balle à la tête, le mardi 11 février 2025, en pleine salle de classe, de l’étudiant de quatrième session au Centre d’études diplomatiques et consulaires (Cedi), Lebelt Massénat, âgé de plus d’une vingtaine d’années
Le Cpt condamne également la blessure par balle, ce même mardi 11 février 2025, d’un élève de l’Institution d’enseignement classique Saint-Louis de Gonzague (Islg), au moment où il allait aux toilettes sur la cour de l’Islg, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Tout en s’inclinant devant la dépouille de cette nouvelle victime de l’insécurité, le Cpt renouvelle sa détermination d’aboutir à une réduction drastique de la criminalité en Haïti.
Massénat est décédé après avoir été atteint d’une balle perdue à la tête dans une salle de cours au Cedi, situé à Bourdon.
L’élève a été blessé par une balle perdue, dans l’enceinte de l’établissement Saint-Louis de Gonzague, à Delmas 31.
Depuis février 2024, un grand nombre de personnes sont tuées ou blessées par des balles perdues, dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince, en raison d’une intensification des actes de terreur et d’attaques des gangs armés dans le pays.
Aucune disposition efficace et sérieuse n’a été prise, par les autorités de la transition, pour mettre un terme aux manœuvres criminelles des bandes armées, qui continuent d’endeuiller la population en Haïti.
Renouvelant ses promesses, toujours non suivies de résultats concrets, depuis fin avril 2024, le Conseil présidentiel de transition affirme être « déjà engagé dans une lutte sans merci contre les nombreux gangs, menaçant les vies et les biens, et s’attaquant aux fondements de la démocratie en Haïti ».
La décision de solliciter la justice haïtienne sur les dossiers des différents ressortissants haïtiens, accusés d’être de connivence avec les gangs armés, tendrait à renforcer les dispositions visant à rétablir la paix en Haïti, souligne le Cpt.
Certains de ces ressortissants haïtiens ont fait l’objet de sanctions de l’Organisation des Nations unies (Onu), des États-Unis d’Amérique, du Canada et de la République dominicaine, rappelle-t-il.
Le coordonnateur des actions au Cpt, Leslie Voltaire, a informé avoir instruit le premier ministre Alix Didier Fils Aimé de recueillir et d’examiner toutes les preuves disponibles contre les personnes sanctionnées par les gouvernements du Canada, des États-Unis et l’Onu, pour leur rôle présumé dans la déstabilisation d’Haïti.
Le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour enquêter et engager des poursuites, a annoncé le Cpt, déclarant combien « l’État agira avec fermeté pour traduire en justice ceux, qui sapent la sécurité et la stabilité d’Haïti ».
Il appelle la population « à rester vigilante face à toutes tentatives de manipulation et de déstabilisation », en évitant de tomber dans le piège des gangs et de ceux qui servent leurs intérêts.
Les gouvernements des États-Unis, du Canada et les Nations unies ont adopté des sanctions contre plusieurs chefs de gangs haïtiens, des personnalités politiques et des hommes d’affaires, pour leur implication dans le financement des gangs armés, le trafic de drogue et autres actes criminels en Haïti.
Le 21 octobre 2022, le Conseil de sécurité de l’Onu a adopté par consensus la résolution 2653, qui impose un régime de sanctions sur Haïti, notamment un gel ciblé des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes.
Ces sanctions ciblent les individus, qui se livrent ou qui soutiennent les activités criminelles et les violences impliquant des groupes armés et des réseaux criminels. [emb rc apr 12/02/2025 09:00]
