P-au-P, 09 déc. 2024 [AlterPresse] --- À travers la justice et l’État, le gouvernement d’Alix Didier Fils Aimé prévoit de mobiliser toutes ses forces pour traquer et anéantir le gang criminel de Micanor Altès, connu aussi sous le nom de Monel Félix (alias Wa Mikanò), qui a assassiné, le weekend écoulé, plus de 180 personnes dans le quartier de wharf Jérémie à Cité Soleil (non loin du bord de mer de Port-au-Prince), dans un tweet consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
Le gouvernement déclare condamner « avec une indignation absolue l’atrocité inhumaine, perpétrée à Wharf Jérémie, qui a coûté la vie à environ 180 compatriotes sans défense, et orchestrée par le chef de gang Micanor Altès ».
« Une ligne rouge a été franchie. La justice frappera avec une rigueur exemplaire », promet le gouvernement, qui en profite pour présenter ses sympathies aux familles des victimes.
Ces assassinats portent à environ 5 mille le nombre des personnes victimes (tuées et blessées) depuis janvier 2024 en Haïti, souligne le haut-commissaire des Nations unies aux droits humains, l’Autrichien Volker Türk, en conférence de presse ce lundi 9 décembre 2024 à Genève (Suisse).
De son côté, le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) parle d’au moins 110 personnes, âgées de 60 ans et plus, tuées dans ce massacre, perpétré, les vendredi 6 et samedi 7 décembre 2024, par Micanor Altès.
Le chef de gang aurait accusé les personnes exécutées d’être responsables de la maladie de son enfant, qui serait due à la sorcellerie.
L’enfant serait mort le dimanche 8 décembre 2024.
« Micanor Altès n’est pas à son coup d’essai dans ses actes criminels envers les pratiquantes et pratiquants du vodou. En juin 2012, Il avait exécuté 12 vielles femmes et manbo, accusées à tort de sorcellerie », rappelle le regroupement Combite pour la paix et le développement (Cpd), dans une note d’alerte.
Le Cpd informe avoir identifié une vingtaine de victimes faisant parties de personnages du troisième âge qui vivent dans la zone depuis plus de 30 ans.
Plus d’une centaine de personnes auraient été massacrées, leur cadavre mutilé et brulé en pleine rue, selon des sources issues de la communauté de Warf Jérémie, ajoute-t-il.
La majeure partie des victimes sont particulièrement des femmes et hommes de plus de 60 ans repérés chez eux et sauvagement assassinés par le caïd de Warf Jérémie, précise le Cpd.
Ces exécutions ciblent aussi toutes personnes âgées et les pratiquants du vodou.
« Des notables connus pour leur engagement communautaire tels que : Ti Kepi, Spaguetti, Macky, Siyo, Bos Roro, Verdieu, Jacques, Henry et sa femme, Madame Colonel et Marcel Cangé, sont toutes et tous passé-e-s sous la rage excessive du chef de gang Micanor, qui règne en maitre et seigneur sur les habitantes et habitants de Warf Jérémie ».
Le chef de gang impose une interdiction de circuler et de quitter le quartier depuis le vendredi 6 décembre 2024, en vue de continuer à repérer les pratiquantes et pratiquants du vodou, et les personnes âgées pour perpétrer sa tuerie silencieuse, rapporte le regroupement Combite pour la paix et le développement. [emb rc apr 09/12/2024 12:10]
