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Crise : Human Rights Watch préconise le déploiement rapide d’une mission onusienne en Haïti

P-au-P, 09 déc. 2024 [AlterPresse] --- L’organisation Human Rights Watch (Hrw) demande au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies (Onu) à autoriser d’urgence le déploiement rapide d’une véritable mission des Nations unies en Haïti, dans une note publiée ce lundi 9 décembre 2024, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

« Cette mission devrait garantir une réponse basée sur les droits humains, afin de restaurer la sécurité, l’état de droit et la gouvernance démocratique dans ce pays ».

« Une nouvelle mission de l’Onu en bonne et due forme, qui respecte les droits et s’appuie sur les efforts initiaux de l’Onu, pourrait offrir aux Haïtiennes et Haïtiens une réelle opportunité de reconstruire leur vie dans l’espoir et la dignité », estime la directrice de la division Crises, conflits et armes à Human Rights Watch, l’Américaine Ida Sawyer.

Après l’opposition formelle de la Fédération de Russie et la Chine, le mercredi 20 novembre 2024, au projet de transformation de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) en une opération de maintien de la paix en Haïti, l’accent est mis sur le développement rapide de la Mmas.

Dans une lettre datée du 29 novembre 2024, le Conseil de sécurité de l’Onu a demandé au secrétaire général des Nations unies, le Portugais Antonio Guterres, de présenter des « recommandations stratégiques » sur le rôle que l’Onu pourrait jouer, pour aider à résoudre la crise sécuritaire, économique et humanitaire en Haïti.

Guterres devrait proposer des recommandations claires et complètes pour la transformation rapide de la Mmas en une mission, visant à faire progresser les droits humains et la mise en œuvre de l’obligation de rendre des comptes, afin de promouvoir la sécurité et l’état de droit en Haïti, considère Human Rights Watch.

En septembre 2024, le gouvernement haïtien a officiellement demandé la « transformation de la Mmas en une mission de maintien de la paix des Nations unies ».

Cette demande a été également soutenue par les États-Unis, le Kenya, les membres de l’Organisation des États américains (Oea), le Groupe des sept (7) pays les plus industrialisés (G7) [1], d’autres membres du Conseil de sécurité de l’Onu, ainsi que l’expert indépendant des Nations unies sur les droits humains en Haïti.

Financée en grande partie par les États-Unis et placée sous le commandement des troupes kenyanes, la Mmas a été autorisée en octobre 2023 et initialement déployée en juin 2024, dans le but d’aider la Police nationale d’Haïti (Pnh) à combattre les gangs armés.

Entre janvier et mi-novembre 2024, environ 4,544 personnes ont été tuées par ces groupes criminels, selon les Nations unies.

Des violences sexuelles y compris des viols collectifs ont été signalées sur 4 mille filles et femmes. [emb rc apr 09/12/2024 11:30]


[1Le Groupe des sept (G7) est un groupe de discussion et de partenariat économique de sept pays réputés en 1975 pour être les plus grandes puissances avancées du monde qui détiennent environ les 2/3 de la richesse nette mondiale, puis 45 % en 2019 : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni.

Le groupe rassemble 7 des 10 pays avec le plus important Produit intérieur brut (Pib) du monde, avec l’absence notable de la Chine qui occupe le 2e rang et de l’Inde qui occupe le 5e rang (en 2021)

/ Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_des_sept_(%C3%A9conomie)