P-au-P, 27 nov. 2024 [AlterPresse] --- 41 mille personnes sont déplacées dans la capitale, Port-au-Prince, à cause de l’escalade de la violence des gangs armés, observée depuis le lundi 11 novembre 2024, enregistre l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
« Plus de 90 % des personnes déplacées sont hébergées dans 23 sites de déplacement, dont 19 nouvellement créés ces derniers jours pour accueillir un nombre considérable de personnes », précise l’Oim.
Concernant ces déplacements, Grégoire Goodstein, chef de l’Oim en Haïti y voit une ampleur sans précédent depuis que l’organisation a commencé à répondre à la crise humanitaire en 2022.
« Cette crise n’est pas seulement un défi humanitaire. C’est un test de notre responsabilité collective », a-t-il déclaré, tout en appelant « à veiller à ce que les familles déplacées ne soient pas laissées seules à affronter ces difficultés. »
Les familles déplacées souvent à plusieurs reprises « sont confrontées à des conditions de vie désastreuses, avec un accès limité, voire inexistant, à l’eau, à la nourriture, à l’assainissement et aux soins de santé », note l’Oim.
Promiscuité et risques de propagation accrus de la tuberculose et d’autres maladies infectieuses
Au total, plus de 700 mille personnes sont déplacées en Haïti en proie à une vague de violences provoquant de nombreux déplacements notamment dans la capitale haïtienne.
Port-au-Prince connaît la plus forte vague de déplacements depuis janvier 2023.
L’Oim dénombre 19 nouveaux sites de déplacement créés à Port-au-Prince en quelques jours, signalant que des abris inadéquats laissent les enfants et bébés exposés à la pluie et au froid. [emb apr 27/11/2024 12 :40]
