P-au-P, 09 sept. 2024 [AlterPresse] --- Les Bahamas, la Jamaïque et le Bélize devraient déployer leurs contingents en Haïti, avant la fin du mois de septembre 2024, dans le cadre de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas), a annoncé le commandant de ladite mission, Godfrey Otunge, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse. ,.
Cette annonce a été faite par Otunge lors d’une réunion, tenue le samedi le 7 septembre2024, avec le sous-secrétaire général pour l’Europe, l’Asie centrale et les Amériques au Département des affaires politiques et de la consolidation de la paix de l’Organisation des Nations unies (Onu), Miroslav Jenča.
Ce dernier était accompagné de la coordonnatrice humanitaire et représentante spéciale adjointe du secrétaire général de l’Onu, Ulrika Richardson, des délégués de l’Onu, Jean Charar, Lukas Fulde et du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (Binuh), Alexander Tadion et Papa Samba Mbodj.
Ce nouveau déploiement devrait donner à la mission un visage multinational, qui lui faisait défaut, a affirmé Otunge, qui en a profité pour partager les réalisations et les défis de la Mmas à cette rencontre.
La Mmas a souligné la nécessité de créer des bases opérationnelles avancées (Fob), qui devraient jouer un rôle déterminant pour maintenir les zones déjà pacifiées et reprises des mains des gangs criminels ainsi que les infrastructures gouvernementales.
Elle a aussi appelé à une coopération et à des engagements continus.
La mission multinationale a promis de soutenir les opérations de sécurité en cours à Delmas, Solino (centre-ville de Port-au-Prince) et Croix-des-Bouquets (l’une des municipalités au nord-est de Port-au-Prince)
« Les chefs de gangs n’auront nulle part où courir et se cacher », martèle le commandant de la Mmas, tout en les appelant à nouveau à déposer les armes et à se rendre à la justice pour faire face aux accusations à leur encontre.
Lors d’une conférence de presse donnée le jeudi 5 septembre 2024, devant plusieurs médias, dont l’agence en ligne AlterPresse, à l’occasion de sa visite à Port-au-Prince, le secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique, Antony Blinken a évoqué les défis liés au financement et au manque de personnel, auxquels fait face la Mmas en Haïti, pour mener à bien son travail.
« En ce moment critique, nous avons besoin de davantage de financement et de davantage de personnel pour soutenir et mener à bien les objectifs de cette mission », a-t-il reconnu.
Une réunion ministérielle sera convoquée, aux Nations unies, pour encourager des contributions plus importantes,devant répondre aux besoins sécuritaires, économiques et humanitaires d’Haïti, ainsi que pour renouveler le mandat de la mission, qui expire début octobre 2024, a annoncé Blinken.
Autorisée pour la première fois par une résolution du Conseil de sécurité de l’Onu, le lundi 2 octobre 2023, pour une année, la Mmas, dirigée par le Kenya, devrait aider à la Pnh à combattre les gangs armés en Haïti, qui occupent plus de 80 % des territoires dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.
Les États membres devraient « fournir un appui opérationnel à la Police nationale d’Haïti (Pnh), notamment pour renforcer ses capacités par la planification et la conduite d’opérations communes d’appui à la sécurité », selon la résolution onusienne.
Cet appui devrait aussi permettre « d’assurer la sécurité des infrastructures critiques et des lieux de transit, tels que l’aéroport, les ports, les écoles, les hôpitaux et les principaux points d’intersection ».
Le Conseil de sécurité de l’Onu se penchera sur le renouvellement de la Mmas à la fin du mois de septembre 2024. [emb rc apr 09/09/2024 15:40]
Photo : Mmas
