P-au-P, 19 août 2024 [AlterPresse] --- L’organisation Plan International demande instamment aux autorités étatiques de donner la priorité à la protection des enfants en Haïti, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire, ce lundi 19 août 2024, dans un communiqué dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.
Elle dit condamner toutes les violations graves des droits de l’enfant commises dans le cadre des conflits armés.
« Les enfants et les adolescent.e.s ne se sentent pas en sécurité dans les refuges et expriment leur crainte de la violence, des menaces et des attaques des groupes armés. Ils sont de plus en plus préoccupés par les vols de masse, les enlèvements et les disparitions liés à la traite des êtres humains ».
De plus, l’augmentation de l’insécurité, de la violence et de l’instabilité politique à laquelle est confrontée la population civile affecte gravement les chaînes d’approvisionnement, la production, le transport et l’accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’eau potable et l’assainissement de base, déplore l’organisation Plan International.
Garantir l’aide humanitaire en Haïti
L’organisation Plan International appelle aussi à assurer l’aide humanitaire dans le pays où des milliers de personnes déplacées, dont des enfants, sont confrontées à des conditions critiques.
Près de la moitié de la population du pays est confrontée à une grave insécurité alimentaire, avec 1,64 million de personnes en phase d’urgence et 3,32 millions en crise, indique-t-elle.
277 000 enfants de moins de cinq ans souffriront de malnutrition aiguë en novembre 2024, ajoute-t-elle, soulignant combien la crise humanitaire en Haïti continue de s’aggraver.
L’organisation Plan International appelle d’urgence toutes les parties impliquées à mettre un terme immédiat à la violence et aux attaques aveugles qui touchent la population civile.
« Le nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays a atteint le chiffre record de 580 000 personnes, dont 54 % sont des femmes, y compris des filles. Les conditions de vie de ces personnes sont de plus en plus précaires en raison de l’escalade de la violence et des catastrophes naturelles ».
Au cours du deuxième trimestre 2024 (d’avril à juin), 1 379 cas de meurtres et de blessures aux mains de groupes armés ont été enregistrés, selon des chiffres disponibles.
En outre, au moins 428 personnes ont été enlevées contre rançon au cours de cette période. [emb apr 19/08/2024 12 :45]
Photo : Compte X du Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies en Haïti (Ocha)
