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Haïti-Migration : Le Redma exige la protection des migrant-e-s et réfugié-e-s dans les Amériques et Caraïbes

P-au-P, 27 mai 2024 [AlterPresse] --- Le Réseau hémisphérique pour les droits des migrants haïtiens (Redma) [1]

dénonce les procédures et dispositions d’interdiction, appliquées contre les ressortissantes et ressortissants haïtiens par la République Dominicaine, les États-Unis d’Amérique, les Bahamas, les Iles Turcs and Caicos, d’entrer sur leur territoire sans papiers, dans une prise de position, en date du 21 mai 2024, transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Les rapatriements et déportations se poursuivent dans ces pays, dans un contexte où la terreur et d’autres actes de violences des gangs armés augmentent, de façon continue en Haïti, signale-t-il.

Le Redma appelle à la protection des migrantes et migrants dans la région et de ceux et celles qui cherchent à s’exiler.

Il déclare apporter sa solidarité aux organisations de défense des droits humains comme Amnesty international, qui condamnent les nombreuses violations des droits humains contre les militantes et militants des droits humains, les ressortissantes et ressortissants haïtiens ainsi que les Dominicaines et Dominicains d’ascendance haïtienne.

Au cours du mois de mars 2024, l’organisation de droits humains Amnesty international a appelé la communauté internationale à poursuivre les personnes, soupçonnées de crimes de droit international et de violations des droits humains en Haïti.

Amnesty international invite la communauté internationale « à surveiller et à documenter soigneusement les éventuels crimes de droit international et violations des droits humains, perpétrés en Haïti, afin de garantir le respect du droit international et, le cas échéant, de poursuivre les personnes soupçonnées de responsabilité pénale ».

La plateforme Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr) et l’organisation Amnesty International avaient demandé au gouvernement de la République Dominicaine de mettre fin à ses politiques migratoires racistes, dans des notes séparées.

Tout en condamnant la vague de racisme et de xénophobie contre les migrantes et migrants haïtiens en République Dominicaine, la plateforme Garr a salué l’initiative de l’organisation Amnesty International, qui a exhorté les autorités dominicaines à suspendre les violations des droits des migrantes et migrants et réfugié-e-s haïtien-ne-s se trouvant sur leur territoire.

Le Réseau hémisphérique pour les droits des migrants haïtiens dit appuyer les nombreux appels, lancés au gouvernement dominicain pour qu’il puisse suspendre les déportations collectives de migrantes et migrants, et la politique migratoire de facto raciste à leur encontre.

Le Redma dénonce l’annonce du gouvernement américain, qui s’est dit prêt à élargir l’utilisation de la base de Guantanamo, en cas d’éventuelles tentatives de voyageuses et voyageurs clandestins en provenance d’Haïti pour arriver aux États-Unis en bateau.

Le Redma déclare supporter la demande de ses membres, comme Haitian Bridge Alliance, qui exhortent le gouvernement étasunien à renouveler, une fois de plus, le Statut de protection temporaire (Tps), àlibérer immédiatement les Haïtiennes et Haïtiens mis en prison par l’immigration, et accélérer le processus pour la réunification des familles haïtiennes.

Il demande aux gouvernements de la région des Amériques d’élargir la protection juridique, qu’offrent les pays aux ressortissantes et ressortissants haïtiens.

« Il y a une urgence pour élargir et étendre le statut d’asile et de réfugié, mais aussi élargir la protection contre les déportations et emprisonnements. [mff emb rc apr 28/05/2024 13:30]


[1Voici la liste des membres du Réseau hémisphérique pour les droits des migrants haïtiens (Redma), signataires de la note :

Gabrielle Apollon, Global Justice Clinic, NYU School of Law (États-Unis)
Sharma Aurelien (Canada)
Ana Maria Belique, Movimiento Reconocido (République Dominicaine )
Katia Bonte, Groupe d’appui aux rapatriés et réfugiés (Garr, Haïti))
Jean Wilnick Cadet, União Social dos Imigrantes haitianos (Brésil)
Myrtha Désulmé, Haiti-Jamaica Society (Jamaique)
Marie Etienne, Haitian Association of Barbados Inc. (Barbade)
Rose Taïna Exant, Haitian Women for Haitian Refugees (États-Unis)
Krystina François, City University of New York Graduate School and Baruch College, Depatman Syans Politik (Etats-Unis)
Fundación Cónclave Investigativo de las Ciencias Jurídicas Y Sociales (CIJYS) (Chili)
Haitian Women for Haitian Refugees (États-Unis)
Louby Georges, The Flipside (Bahamas)
Aline Gue (Etats-Unis)
Jackson Jean, Programa de Investigación y Extensión sobre Afrodescendientes y Estudios Afrodiasporicos (UniAfro /Eidaes/Unsam) (Argentine)
Jean Eric Joseph, Associação dos Haitianos na Lomba do Pinheiro (Brésil)
Roudy Joseph, #Haitianos RD (République Dominicaine)
Guerline Joseph, Haitian Bridge Alliance (États-Unis)
Colette Lespinasse, Foyer Maurice Sixto (Haïti)
Victor Louidor, Centro de Derechos Fray Matias de Cordova (Mexique)
Wooldy Louidor, Pontificia Universidad Javeriana (Colombie)
Norveline Norvin, Association of Haitian Nationals in Guyana (Guyane)
Wendy Osirus, Conseil de Migrants et de la Diaspora haïtienne International (Comidhi) (République Dominicaine )
Jean Claude Pierre-Paul, Creolofoni (Canada)