P-au-P, 15 mars 2024 [AlterPresse] --- Les législateurs américains, particulierement les républicains, conditionnent un déblocage d’un montant de 40 millions de dollars (Ndlr : US $ 1.00 = + 140.00 gourdes ; 1 euro = 145.00 gourdes ; 1 dollar canadien = 99.00 gourdes ; 1 peso dominicain = 2.40 gourdes aujourd’hui), demandés par le Département d’État des États-Unis d’Amérique, à des précisions de l’administration de Joe Biden sur le déploiement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) en Haïti, indique l’agence Reuters dans un article consulté par l’agence en ligne AlterPresse.
Les représentants Michael McCaul, président républicain de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, et le sénateur Jim Risch, principal républicain chargé des relations étrangères au sénat, exigent beaucoup plus de détails à l’administration américaine sur cette force, avant que celle-ci obtienne davantage de financement.
L’e financement, bloqué par les parlementaires américains, pourrait empêcher le déploiement de la force de police kenyane en Haïti, à moins qu’un autre pays intervienne pour combler le vide, ont déclaré des collaborateurs du Congrès.
Les 40 millions de dollars, jugés essentiels par l’administration de Joseph Robinette (Joe) Biden pour aider à lutter contre la spirale de la violence en Haïti, devraient couvrir les coûts essentiels à la mission, autorisée par le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies depuis le lundi 2 octobre 2023.
Le Département d’État des États-Unis discute avec le Congrès de l’approbation des fonds, a déclaré un haut responsable du Département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat.
Lors d’une réunion urgente, organisée par la Communauté des Caraïbes (Caricom) sur la crise haïtienne, le lundi 11 mars 2024, le secrétaire d’État américain Anthony Blinken s’est montré optimiste face à un éventuel déploiement de la Mmas.
Il a annoncé une augmentation de 130 millions de dollars de l’aide américaine à Haïti, dont 100 millions en faveur du déploiement de la Mission multinationale de sécurité.
Cette annonce porte à 300 millions la contribution, promise par le gouvernement des États-Unis pour la concrétisation de la résolution, votée depuis octobre 2023 par l’Onu pour le déploiement de cette force, dont la constitution suscite, pour le moins, du scepticisme.
Les États-Unis continuent de faire pression pour le déploiement de cette mission en Haïti, qui devrait être dirigée par le Kenya.
Lors d’une conversation avec le secrétaire d’État américain Antony Blinken, le président kényan William Ruto a promis le déploiement de 1,000 policiers dans le cadre de la force multinationale de sécurité, après la mise en place du Conseil présidentiel de transition en Haïti, dont le processus est en cours.
Le gouvernement du Kenya a décidé de suspendre l’envoi prévu de policiers kenyans en Haïti, dans le cadre de cette mission en Haïti, selon un haut responsable du Ministère kényan des affaires étrangères, évoquant un changement radical, à la suite de l’effondrement complet de l’ordre public et de la démission du premier ministre de facto Ariel Henry.
« Sans administration politique en Haïti, il n’y a pas de point d’ancrage, sur lequel un déploiement de la police puisse reposer. Le gouvernement [kényan] attendra donc l’installation d’une nouvelle autorité constitutionnelle en Haïti, avant de prendre d’autres décisions sur la question », affirme-t-il.
Le premier ministre de facto Ariel Henry, bloqué à Porto Rico depuis le mardi 5 mars 2024, suite à une accélération des violences des gangs armées, depuis le jeudi 29 février 2024, dans la capitale, Port-au-Prince, a finalement annoncé sa démission, dans une vidéo pré-enregistrée publiée, sur les réseaux sociaux, tard dans la soirée du lundi 11 mars 2024.
Le gouvernement restera en place jusqu’à l’installation d’un conseil présidentiel de transition et la nomination d’un nouveau premier ministre, a dit Ariel Henry, lançant un appel au calme. [emb rc apr 15/03/2024 12:20]
