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Haïti-Crise : Des bouchées doubles pour finaliser la composition d’un Conseil présidentiel de transition

P-au-P, 13 mars 2024 [AlterPresse] --- Divers secteurs préposés pour désigner des représentants à un conseil présidentiel de transition, suite à la démission du premier ministre de facto Ariel Henry, s’activaient, en fin de soirée du mercredi 13 mars 2024, pour compléter la composition de cette entité, dans le délai imparti pour la mise en œuvre de cette étape, tel que convenu avec la Communauté des Caraïbes (Caricom), qui joue le rôle de médiateur dans la crise, apprend AlterPresse.

Au moins 6 des 7 membres de la structure, ainsi que l’un des deux observateurs seraient connus vers 18:30 (heure locale = 22:30 gmt) et des discussions se poursuivraient autour du 7e, selon une source proche du processus, consultée par AlterPresse.

Il en est de même des observateurs. Un d’entre eux serait déjà connu. Ils devraient venir de la société civile et du secteur religieux.

Les membres votants devraient être issus des entités et secteurs suivants : Collectif 30 janvier 2023, Accord du 21 décembre 2022, Résistance démocratique/Engagés pour le développement (Red/Ede), Lavalas, Montana, Pitit Dessalines et secteur privé.

Jean-Charles Moïse, dirigeant du parti politique Pitit Desalin a publiquement décliné l’invitation a désigné un représentant.

Lors d’une conférence de presse ce mercredi 13 mars 2024, il a fait savoir qu’il s’accroche à son propre plan, soit un conseil présidentiel de trois personnes , comprend Guy Philippe, ancien officier de police, qui a dirigé la rébellion contre l’ex président Jean-Bertrand Aristide en 2004.

Emprisonné aux États-Unis après avoir plaidé coupable d’accusations liées au trafic de drogue, Philippe a été expulsé en Haïti en novembre dernier après avoir passé six ans en prison.

A l’heure de rédiger cette dépêche, il n’a pas été possible de savoir si le schéma initial était maintenu.

Le premier ministre de facto Ariel Henry, bloqué à Porto Rico depuis le mardi 5 mars 2024, a démissionné, selon une annonce faite dans la soirée de lundi 11 mars 2024, à Kingston, Jamaïque, par Mohamed Irfaan Ali, président du Guyana et de la Communauté des Caraïbes (Caricom).

Parallèlement, le bureau du premier ministre de facto en Haïti a publié, sur les réseaux sociaux, un discours de démission pré-enregistré du premier ministre de facto, dont le gouvernement restera en place jusqu’à l’installation d’un conseil présidentiel de transition et la nomination d’un nouveau premier ministre, a dit Ariel Henry.

Ce conseil ne devrait inclure ni des personnes inculpées, ni celles qui sont sous sanctions internationales, qui sont opposées à la résolution de l’Organisation des Nations unies (Onu) en faveur du déploiement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (Mmas) en Haïti ou qui sont candidats aux prochaines élections. [apr 13/03/2024 19:00]