P-au-P., 22 février 2024 [AlterPresse] --- L’ancien directeur général ad intérim (16 novembre 2020 - 21 octobre 2021 ; mars 2004 - juillet 2005) de la Police nationale d’Haïti (Pnh), Léon Charles, vient de remettre sa démission, le mercredi 21 février 2024, comme représentant permanent de la république d’Haïti auprès de l’Organisation des États américains (Oea), dans une lettre adressée au titulaire de facto du Ministère des affaires étrangères et des cultes (Maec), Jean Victor Généus, indique-t-il sur sa page X, consultée par l’agence en ligne AlterPresse.
Léon Charles justifie sa démission par sa mise en cause « de manière absolument injuste et calomnieuse » par l’ordonnance, en date du 25 janvier 2024, du juge d’instruction Walter Wesser Voltaire, chargé de l’instruction de l’assassinat, le mercredi 7 février 2021, de Jovenel Moïse.
Quoique l’ordonnance ne lui ait pas encore été signifiée, dit-il, Léon Charles déclare « être déterminé à combattre vigoureusement, par toutes les voies de droit, les accusations fantaisistes portées à son encontre, afin de faire reconnaître son innocence et laver son honneur ».
En tant que diplomate au service du gouvernement, il affirme aussi avoir remis sa démission pour pouvoir « bénéficier, à cette fin, de toute la liberté de manœuvre et de parole nécessaire ».
Une cinquantaine de personnes dont l’ex-directeur général de la police Léon Charles (16 novembre 2020 - 21 octobre 2021 ; mars 2004 - juillet 2005), sont renvoyées par devant le tribunal criminel, dans le cadre du dossier d’ assassinat, le mercredi 7 juillet 2021, de l’ancien président Jovenel Moïse, selon l’ordonnance en date du 25 janvier 2024 du juge d’instruction Walther Wesser Voltaire, rendue publique le 19 février 2024.
Ayant reçu divers appels de détresse de Jovenel Moïse, au moment où les assaillants prirent d’assaut sa résidence, « l’ancien directeur général de la Pnh, Léon Charles, fit montre d’un pourianisme caravacheur et insouciant, en ne s’étant pas transporté d’urgence, accompagné de ses troupes sur les lieux », relève ladite ordonnance du 25 janvier 2024.
« Tout bien pesé, les indices de complicité de l’assassinat du Président Jovenel Moise à l’encontre de l’ex-commandant en chef de la Pnh Léon Charles sont suffisants, pourquoi renvoi sera ordonné contre lui ».
Léon Charles a préféré « attendre que ce fut plutôt son conseiller en matière de renseignements et Commandant de task force, l’inspecteur général André Jonas Vladimir Paraison, en fin de mission périlleuse à Torcel et en conversation avec ce dernier, interrompue par le chant du cygne du président, qui s’en alla, en toute hâte et toutes affaires cessantes, pour tenter en vain de sauver sa vie », blâme l’ordonnance.
De plus, l’ancien directeur général de la Pnh « participait à maintes réunions, dont l’objectif visait l’arrestation de Jovenel Moïse », a révélé l’inculpé Joseph Félix Badio à la chambre d’instruction criminelle en date du jeudi 26 octobre 2023. [emb rc apr 22/02/2024 12:55]
Photo : Page X de Léon Charles
