Haïti-Assassinat de Jovenel Moïse : La liste des suspects arrêtés en terre étrangère s’allonge

P-au-P, 10 janv. 2022 [AlterPresse] ---Ll’enquête semblerait prendre un nouvel essor, après l’arrestation, par les États-Unis d’Amérique, du Colombien Mario Antonio Palacios Palacios, suivie de celle de l’homme d’affaires Rodolphe Jaar, deux principaux suspects dans l’assassinat, le mercredi 7 juillet 2021, de l’ancien président de facto en Haïti, Jovenel Moïse, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Considéré comme l’un des bras financiers de l’assassinat de Jovenel Moise, Rodolphe Jaar, également connu sous le nom de « Dodof », a été appréhendé, le vendredi 7 janvier 2022, en République Dominicaine.

Rodolphe Jarr, qui aurait laisse Haïti début janvier 2022, aurait été arrêté à la demande des autorités américaines sur la base de déclarations, volontairement fournies par Mario Antonio Palacios Palacios (détenu à Miami depuis le mardi 4 janvier 2022), a indiqué le journal Miami Herald.

Ancien informateur de la Dea, Jaar fut aussi un trafiquant de drogue, condamné, en 2013, puis libéré en 2016.

Un autre homme d’affaires Samir Handal, également l’un des suspects dans l’assassinat de Jovenel Moïse, a été appréhendé, par les autorités turques, le lundi 15 novembre 2021, dans un aéroport de la Turquie.

L’ambassade de Turquie en République Dominicaine a accusé réception, le mardi 21 décembre 2021, de « tous les documents sollicités par les autorités turques », aux autorités haïtiennes, dans le cadre de l’extradition de Samir Handal, avait fait savoir la chancellerie haïtienne.

Les criminels « n’auront jamais le sommeil tranquille et ils seront traqués jusqu’à leurs derniers retranchements, grâce à une collaboration internationale efficace », a déclaré, dans un tweet, l’ancien chancelier de facto en Haïti, Claude Joseph.

Par ailleurs, le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh) dénonce une absence de volonté pour trouver les coupables, impliqués dans l’assassinat, le mercredi 7 juillet 2021, de l’ancien président de facto, Jovenel Moïse, et de les traduire par-devant la juridiction répressive, dans un rapport en date du jeudi 6 janvier 2022.

Six (6) mois après la perpétration de cet assassinat, l’instruction judiciaire patauge. Il n’y a aucun supplément d’enquête de police judiciaire, ni aucune instruction judiciaire, fustige le Rnddh.

Le Réseau national de défense des droits humains a révélé que l’ancien directeur de la police nationale, Léon Charles, était lui-même en contact avec Joseph Félix Badio, un autre suspect.

L’organisme de défense des droits humains l’accuse de bloquer l’enquête en cours.

Réagissant à ces accusations, Léon Charles a démenti avoir eu des contacts avec Joseph Félix Badio, durant la période allant de janvier à juillet 2021, et la nuit du 6 au 7 juillet 2021, ont rapporté des médias.

L’’ancien chef de la police a aussi déclaré n’avoir jamais entravé l’enquête, menée par la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj). [emb rc apr 10/01/2022 11:55]