Haïti-Assassinat de Jovenel Moïse : L’inculpé colombien Mario Antonio Palacios Palacios risque la prison à vie

P-au-P, 05 janv. 2022 [AlterPresse] --- Le Colombien Mario Antonio Palacios Palacios, formellement inculpé dans l’assassinat, le mercredi 7 juillet 2021, de l’ancien président de facto en Haïti, Jovenel Moïse, risque la prison à vie s’il est reconnu coupable, a déclaré l’assistant du procureur américain Walter Norkin, rapporte le journal Miami Herald, consulté par l’agence en ligne AlterPresse.

L’assistant du procureur étasunien a aussi accusé Palacios, connu également sous le nom de « Floro », d’avoir commis un « crime grave ».

Palacios avait été détenu en Jamaïque, qui a décidé de l’expulser vers son pays natal, la Colombie, lundi soir 3 janvier 2022. Mais, lors d’une escale au Panama, il a accepté de se rendre aux États-Unis d’Amérique, selon les autorités fédérales citées par Miami Herald.

L’ancien militaire colombien a comparu dans l’après-midi du mardi 4 janvier 2022, devant le tribunal fédéral de Miami, après avoir été arrêté, tôt le matin, par des agents fédéraux à Miami, après son arrivée au Panama.

Sa prochaine comparution devant un tribunal fédéral est prévue pour le lundi 31 janvier 2022, date à laquelle une audience sur le fondement juridique de la plainte pénale se tiendra.

En raison de la pandémie de Covid-19 (le nouveau coronavirus), l’accusé colombien, qui devrait être détenu jusqu’au procès, restera isolé au centre de détention fédéral de Miami pendant au moins deux semaines, affirme l’assistant du procureur américain Walter Norkin.

Il est la première personne, prétendument impliquée dans l’assassinat de l’ancien président de facto haïtien, à être formellement inculpée d’un crime, selon le journal.

Les charges, retenues contre Palacios, concernent l’assassinat de Jovenel Moïse à sa résidence privée à Port-au-Prince, rappelle-t-il.

L’arrestation de Palacios, suivie de sa détention aux États-Unis, constitue un pas dans la bonne direction, a écrit, dans un tweet, l’ancien chancelier de facto haïtien, Claude Joseph.

Il a aussi exhorté les autorités haïtiennes à collaborer avec les autorités américaines, afin que, dans le cadre du traité d’extradition du 9 août 1904, ce suspect principal soit extradé en Haïti, pour répondre aux questions de la justice.

Palacios, selon les enquêteurs de la police haïtienne, était l’un des Colombiens, qui seraient entrés dans la chambre de l’ancien président de facto, où Jovenel Moïse aurait été torturé, avant d’être abattu à plusieurs reprises, rapporte Miami Herald.

Il pourrait dire aux enquêteurs qui ont tiré les coups de feu mortels, poursuit-il.

44 suspects, dont l’un décédé ensuite de Covid-19, ont été arrêtés en Haïti, dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Jovenel Moïse.

Aucune de ces personnes suspectes n’a encore été inculpée.

Quatre des policiers nationaux ont été récemment libérés par le juge d’instruction, Garry Orélien.

18 Colombiens, ainsi que deux haïtiano-américains, James Solages et Joseph Vincent, appréhendés comme suspects et mis en prison en Haïti, ont été interrogés par les enquêteurs haïtiens. [emb rc apr 05/01/2022 10:40]