Culture : L’inscription de la « soup joumou » au patrimoine de l’humanité, une source de fierté pour Haïti, selon le rectorat de l’Ueh

P-au-P, 29 déc. 2021 [AlterPresse] --- L’inscription des savoirs, du savoir-faire et des pratiques, qui sont liés à la soup joumou (soupe de giraumon) ou « soupe de l’indépendance », sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, constitue une source de fierté pour Haïti, exprime le rectorat de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), dans une prise de position transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Le rectorat de l’Ueh invite l’État haïtien et la société en général à profiter de cette inscription, pour mobiliser l’ensemble de la nation, dans un élan de fidélité, aux idéaux de 1804, de réconciliation et de récupération de la souveraineté nationale.

Cet appel est lancé à l’approche du nouvel an et à la veille de la fête de l’indépendance nationale (le 218e anniversaire de la proclamation, le 1er janvier 1804, de l’indépendance nationale des colons esclavagistes français, le 1er janvier 2022.

La soup joumou d’Haïti a fait son entrée, le vendredi 17 décembre 2021, au patrimoine culturel immatériel de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).

La réappropriation de la soup joumou, par les nouveaux libres de 1804, est, en fait, contemporaine de l’émergence d’un nouvel âge de l’humanité. Une humanité, qui est appelée à se débarrasser, à jamais, de toutes formes d’esclavage, souligne le rectorat de l’Ueh.

A partir de 1804, la soup joumou est devenue un symbole de liberté pour toutes les femmes et les hommes du monde à venir, ajoute le rectorat de l’Université d’État d’Haïti.

« La reconnaissance mondiale de ce patrimoine immatériel qu’est la soup joumou, devrait s’étendre à l’ensemble du mouvement social, qui a abouti, au terme d’une mobilisation et d’une guerre de libération exceptionnelles, à l’abolition de l’esclavage sur la terre d’Haïti, prélude de toutes abolitions ». [mff emb rc apr 29/12/2021 15:30]