Marijàn et Nègès Mawon déplorent l’absence totale de justice pour les femmes et filles victimes de violences en Haïti

P-au-P, 26 nov. 2021 [AlterPresse] --- Les organisations féministes Marijàn et Nègès mawon attirent l’attention des autorités étatiques sur l’absence totale de justice et de réparation pour les femmes et filles, ayant subi des actes de violences systémiques, institutionnelles et collectives en Haïti, dans une déclaration conjointe dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

« Les féministes haïtiennes continuent de veiller au combat contre le patriarcat, la corruption, la mauvaise gouvernance, l’impunité qui engendre et augmente les violences sur les femmes », déclarent-elles, à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles, le jeudi 25 novembre 2021.

Cette journée coïncide au début des 16 jours d’activisme (du jeudi 25 novembre au vendredi 10 décembre 2021) contre la violence basée sur le genre.

Des femmes et filles haïtiennes subissent des violences, à cause de la criminalité grandissante, qui prévaut sur le territoire national, signalent-elles.

Ces organisations féministes appellent à des actions profondes et durables, à travers des politiques publiques plus efficaces contre les violences sur les femmes et sur les filles, contre la mauvaise gouvernance, contre la corruption, contre l’impunité et contre l’affaiblissement de l’État.

Elles souhaitent, entre autres, des financements importants pour les institutions étatiques et la société civile, afin de pouvoir combattre les violences faites aux femmes et aux filles.

« L’écoute empathique d’une survivante est un soutien essentiel pour l’aider à dénoncer l’agression et rechercher de l’aide, afin de reprendre le contrôle de sa vie », souligne, pour sa part, l’organisation féministe Kay Fanm, dans un message publié à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles.

Les femmes et les filles sont plus vulnérables par rapport à la violence, dans le contexte sociopolitique actuel, où les gangs armés font la loi, relève-t-elle.

Kay Fanm appelle à un accompagnement adéquat en faveur des femmes et filles victimes de violences.

« Orangez le monde : mettre fin, dès maintenant, à la violence à l’égard des femmes ! » est le thème retenu, cette année 2021, par l’Organisation des Nations unies (Onu). [mj emb rc apr 26/11/2021 15:12]

Illustration : sélection de gravure dans un dossier de presse de Nègès Mawon