Criminalité : Création d’un groupe de travail sur la sécurité en Haïti

P-au-P, 19 nov. 2021 [AlterPresse]--- A l’initiative de plusieurs citoyennes et citoyens de la société civile, un Groupe de travail sur la sécurité (Gts) a été mis en place dans l’objectif de proposer des pistes de solutions pouvant aider à aborder, dans tous ses aspects, la problématique de l’insécurité en Haïti, confirme à AlterPresse, Jean Bonald Golinsky Fatal, conseiller Engagement des citoyennes/citoyens et de la société civile au sein de ladite structure.

Ce groupe est composé d’experts en sécurité, des droits humains, du secteur privé, du secteur syndical, du secteur religieux, du secteur académique, de la diaspora et d’associations de base de la société civile, lit-on dans un document en date du jeudi 18 novembre 2021, signé par les membres du Gts.

Il s’agit des conseillers techniques, Mario Andrésol (ancien directeur général de la Police nationale d’ Haïti /Pnh, du 22 juillet 2005 au 16 août 2012), James Boyard, Ashley Laraque, des conseillers Engagement des citoyennes/citoyens et de la société civile, le pasteur Saint-Pierre Destiné, Emmanuela Douyon, Bernard Craan, Louise Carmel Bijoux, Jean Bonald Golinsky Fatal et le Dr. Charles Tardieu.

Le document est aussi signé par les conseillers des Haïtiens vivant à l’étranger, le Dr. Joël Augustin, Arielle Dominique, le Dr. Prospère Charles, les conseillers des droits humains, Pierre Espérance, Matthias Lauréus et le coordonnateur, le Dr. Prospère Charles.

L’ensemble de ces personnalités signataires du document s’engagent à titre personnel ou comme porte-parole d’institutions.

La mission principale du Gts est d’« encourager la collaboration entre la citoyenne/le citoyen et l’appareil sécuritaire d’Haïti, en vue de résoudre le problème de l’insécurité dans le pays, à court, moyen et long terme ».

« Haïti fait face, depuis quelques années, à une crise de sécurité multidimensionnelle et multiforme, qui prend, de nos jours, des proportions alarmantes et qui met en péril les fondements de la république », relève le Gts.

Des bandits continuent de créer, en toute impunité, une situation de terreur, ponctuée par des actes de criminalité, dont le kidnapping, dans le pays.

Le premier ministre de facto, Ariel Henry, a réaffirmé sa volonté de combattre les actes de banditisme, en vue de rétablir la sécurité dans le pays, lors d’une visite effectuée le mardi 16 novembre 2021, à la direction générale de la Police nationale d’Haïti (Pnh).

Ariel Henry en a profité pour exprimer la solidarité et le ferme soutien de son gouvernement de facto au travail des policières et policiers nationaux, notamment dans le cadre de la sécurité du transport du carburant dans les pompes.

Les activités d’approvisionnement au terminal pétrolier de Varreux, dans la grande agglomération de Cité Soleil (municipalité au nord de la capitale, Port-au-Prince) ont repris immédiatement après une trêve déclarée, le 12 novembre 2021, par la fédération des gangs armés G9 an fanmi ak alye.

Les manœuvres des gangs armés ont été à l’origine d’une rareté de carburant sur le territoire national, pendant plusieurs semaines, suite au blocage du passage des camions citernes, dans le quartier de Martissant (périphérie sud de la capitale) et dans la commune de Cité Soleil (nord).

Depuis plusieurs années, en s’étendant en plusieurs points du territoire national, les corps de gangs armés continuent de perpétrer, en toute impunité, sans être inquiétés, ni par la justice, ni par la police, leurs forfaits, assassinats, actes de kidnappings, rackets, rapines, vols, viols, etc., comme des mafias... [emb rc apr 19/11/2021 16:20]