Crise : Le secteur patronal dénonce la passivité des autorités étatiques face au chaos généralisé en Haïti

P-au-P, 29 oct. 2021 [AlterPresse] --- P-au-P, 29 oct. 2021 [AlterPresse] --- La Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (Ccih), l’Association des industries d’Haïti (Adih), la Chambre américaine de commerce en Haïti (AmCham Haiti) et l’Association touristique d’Haïti (Ath) condamnent la passivité des autorités de facto, face au chaos généralisé en Haïti, marqué par la criminalité et la rareté persistante des produits pétroliers sur le marché national, dans une correspondance adressée au premier ministre de facto, Ariel Henry, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

« Obstruer le fonctionnement des centres de santé est intolérable et s’assimile à un crime contre l’humanité ».

L’insécurité et la pénurie du carburant paralysent le fonctionnement des hôpitaux, les réseaux de communication et les branches de l’industrie, déplorent ces associations patronales.

Des actions concrètes sont nécessaires pour combattre ces fléaux, qui visent à détruire la nation, soulignent-elles.

Les activités ont été paralysées les lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 octobre 2021, durant une grève générale contre les actes de criminalité, dont le kidnapping et la rareté du carburant en Haïti, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince.

Dans une autre correspondance en date du lundi 18 octobre 2021, à Ariel Henry, ces associations patronales avaient déjà évoqué le climat d’insécurité criminelle sans pareil, auquel est livrée la population terrorisée.

Elles voulaient un dialogue franc, sincère et productif, avec le chef du gouvernement de facto, autour de l’insécurité. Ce dialogue a été repoussé à cause du blocage du pays. [emb rc apr 29/10/2021 15:55]