Droits humains : L’Aidh exige des actions concrètes pour combattre la criminalité en Haïti

P-au-P, 30 sept. 2021 [AlterPresse] --- Face à la montée de l’insécurité en Haïti notamment dans la zone métropolitaine de Port-au- Prince, l’Action internationale pour les droits humains (Aidh) demande au Conseil supérieur de la police nationale (Cspn) de poser des actions concrètes en vue de protéger les vies et les biens, dans une note dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Rien de concret n’a été fait jusqu’à présent par le Cspn, pour freiner la recrudescence des cas de kidnapping dans le pays, en dépit des recommandations de plusieurs personnalités et organisations de la société civile, fustige l’Aidh.

« La population est livrée à la solde des bandits armés (…) Il n’existe presque plus de quartier sûr dans le pays », déplore l’organisme de défense des droits humains qui se dit très préoccupée face à l’insécurité galopante en Haïti.

Le phénomène de kidnapping a brutalement refait surface dans la zone métropolitaine de Port-au- Prince, ces derniers jours. Les cas se multiplient, alarment la population et compliquent la situation du pays, regrette-t-il.

Johnny Jean, étudiant à la Faculté des sciences humaines (Fasch) de l’Université d’Etat d’Haïti a été enlevé dans la soirée du mercredi 29 septembre à la rue Cameau, Port-au-Prince.

Des bandits armés ont tué par balles, tôt dimanche matin 26 septembre 2021, le diacre Sylner Lafaille et enlevé sa femme, Marie Marthe Laurent Lafaille, à l’entrée de la première église Baptiste à la rue de la Réunion, située au centre-ville de Port- au-Prince.

L’Aidh dit noter une recrudescence des cas de kidnapping en Haïti qui angoisse les Haïtiens vivant à l’étranger et asphyxie ceux de l’intérieur du pays.

« Le climat d’insécurité que connaît Haïti actuellement est épouvantable. Le pays devient invivable. Les bandits armés enlèvent comme bon leur semble dans la population et défient les autorités haïtiennes », constate-t-il.

L’Aidh en profite pour dénoncer la passivité du Conseil supérieur de la Police nationale (Cspn) face à ces actes.

Elle rappelle que « tout citoyen a droit à la vie et à la sécurité au regard de la Déclaration universelle des droits humains de 1948. [mff emb 30/09/2021 15:20]