La Police nationale d’Haïti s’inscrit en faux contre les allégations liant Claude Joseph à l’assassinat de Jovenel Moïse

P-au-P., 15 juill. 2021 [AlterPresse] --- « Contrairement aux allégations, diffusées par le média colombien Noticieros Caracol, les indices et les indices et autres informations collectées dans le cadre de l’enquête ne révèlent aucun lien avec le Premier ministre en place, et les suspects n’ont fait aucune révélation en ce sens », déclare la Police nationale d’Haïti (Pnh), dans une note, en date du mercredi 15 juillet 2021, dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

L’enquête en cours, sur l’assassinat de Jovenel Moïse, perpétré le 7 juillet 2021, en sa résidence, à Pèlerin 5 (Pétionville, à l’est de la capitale, Port-au-Prince), bénéficie de l’accompagnement technique des enquêteurs du Federal bureau of investigation (Fbi) et d’autres techniciens étrangers, souligne la Pnh, qui met en garde contre toutes manœuvres de diversion.

« Le Premier ministre Claude Joseph visé dans l’assassinat du président haïtien », titre le média colombien « Noticias Caracol », dans un article disant avoir des preuves, qui lient le premier ministre de facto démissionnaire Claude Joseph à l’assassinat du 7 juillet 2021, suivant des sources au sein du Fbi et en Haïti.

« Les autorités haïtiennes et les enquêteurs du Fbi considèrent Claude Joseph comme la figure de proue de ce crime, aux côtés du docteur Christian Emmanuel Sanon et de John Joël Joseph, ancien sénateur haïtien, aujourd’hui fugitif », selon « Noticias Caracol », affirmant que l’assassinat a commencé à être planifié, en novembre 2020, au siège de la Société CTU Security à Miami.

« L’assassinat de Jovenel Moise, perpétré le 7 juillet 2021, en sa résidence à Pèlerin, a été planifié lors d’une réunion dans un hôtel de Santo Domingo », a indiqué le directeur général de la Pnh, Léon Charles, qui a présenté une photo, dans laquelle figurent, dit-il, les principaux cerveaux de l’assassinat, dans une nouvelle déclaration de presse, le mercredi 14 juillet 2021.

La police colombienne n’est pas au courant de ces liens avancés. Aucune information ne conduit à de telles conclusions, affirme le général Jorge Luis Vargas, directeur de la police colombienne.

Entre le 7 et le 14 juillet 2021, la Police nationale d’Haïti signale avoir procédé à l’arrestation de 23 personnes, dont 18 Colombiens et cinq Haïtiens-Américains. Trois Colombiens ont été tués, durant les opérations de la police.

4 responsables des unités, en charge d’assurer la sécurité de Jovenel Moïse, sont placés en isolement, au niveau de l’inspection générale de la Pnh, tandis que 24 agents sont frappés de mesures conservatoires, dont la nature n’est pas précisée.

8 jours après l’assassinat de Jovenel Moïse, dont le mandat avait pris fin le 7 février 2021, beaucoup de zones d’ombres persistent… Les différents comptes-rendus de la police, dans des déclarations de presse successives ne dissipent pas les nombreuses interrogations et le scepticisme dans l’opinion publique. [mj rc apr 15/07/2021 13:15]