Documents

Tony Cantave : « Une référence sure et militante en ce qui a trait au projet constitutionnel de Décentralisation » d’Haïti


mercredi 16 juin 2021

Note de condoléances du Rectorat de l’Université d’État d’Haïti (Ueh), suite au décès du professeur Tony Cantave, le 12 juin 2021, à Port-au-Prince

Document soumis à AlterPresse le 16 juin 2021

Le Rectorat de l’Université d’État d’Haïti a appris avec une profonde tristesse la nouvelle du décès du professeur Tony Cantave, l’une des figures les plus emblématiques du mouvement démocratique haïtien.

Le professeur Cantave est connu pour sa droiture, sa générosité, ses profondes convictions et son sens des principes. Il a toujours constitué une référence sure et militante en ce qui a trait au projet constitutionnel de Décentralisation qu’il considérait comme le principal garant de l’émergence du nouvel État haïtien postulé par le vaste mouvement démocratique et populaire des années 1986-1987 et la Charte Fondamentale de la nation. Tony Cantave était un ardent défenseur de la Constitution de 1987 qu’il considérait comme l’expression d’un véritable projet de société visant à mettre l’État au service de la nation et à construire une société haïtienne juste, prospère, inclusive et souveraine. Les multiples et récurrents débats sur la Charte Fondamentale l’ont toujours trouvé aux cotés de ceux qui croient que la déchéance nationale est liée au refus systématique de mettre en œuvre l’essentiel des prescrits de la Constitution de 1987 laquelle contient les ingrédients nécessaires au relèvement national, au vivre-ensemble harmonieux et à la réduction des facteurs de la dépendance interne et externe.

Le Rectorat salue la mémoire de ce fervent défenseur du Projet National Haïtien doublé de cet éminent professeur qui a su transmettre à plusieurs générations d’étudiants sa flamme citoyenne et sa foi vivante en la régénération de la patrie commune.

Il présente ses condoléances émues à sa famille, à toute la communauté de l’Ueh, notamment ses anciens collègues et étudiants de la Faculté des sciences humaines et de l’École normale supérieure, ses collègues du CRESFED et de la revue « Rencontre », à ses camarades de combat et à tous ses amis.

Fritz Deshommes
Recteur