Haïti-Droits humains : L’Unfpa et l’Oim alertent sur les conditions difficiles des femmes et filles déplacées du site de Tabarre Issa

P-au-P, 14 mai 2021 [AlterPresse] --- Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) et l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) attirent l’attention des autorités étatiques et non étatiques sur les conditions de vie difficiles des femmes et filles déplacées du site de Tabarre Issa, dans une note de plaidoyer conjointe dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

24 femmes, parmi les chefs de ménage, ont rapporté des cas de violence physique sur le site, où la présence de gangs armés engendre une situation humanitaire alarmante, signalent ces institutions.

Des familles déplacées ont été également contraintes de fuir le site, pour chercher refuge dans des zones, où les conditions de vie demeurent précaires.

« 508 ménages, soit 2,496 personnes, dont 1,305 femmes y compris 10 femmes enceintes et 159 allaitantes, 824 enfants, 67 personnes vivant avec un handicap et 102 personnes âgées, vivent sur le site, indique, au mois de mars 2021, l’Oim.

Au moins, 32 mille 731 personnes vivent encore en situation de déplacement, depuis le tremblement de terre dévastateur du mardi 12 janvier 2010, ayant fait environ 300 mille morts et d’énormes dégâts en Haïti.

L’Organisation internationale pour les migrations signale une augmentation, sans précédent, des attaques armées contre les communautés, « perturbant ainsi l’accès de ces personnes déplacées internes aux services sociaux de base, notamment les soins de santé ».

« Cette violation des droits à la protection de ces communautés exacerbe leurs vulnérabilités et contribue à la séparation des familles », déplorent l’Unfpa et l’Oim.

Ces deux institutions plaident en faveur d’un accès sûr et durable de l’aide humanitaire aux personnes déplacées, notamment les femmes enceintes et allaitantes, dont la protection et les besoins sanitaires doivent rester au cœur des efforts d’intervention.

Les responsables étatiques et non étatiques sont appelés, en ce sens, à s’engager en prenant des mesures concertées.

La communauté humanitaire est aussi invitée à concerter ses efforts, afin de fournir un appui holistique et, plus particulièrement, un soutien psychosocial aux personnes survivantes de violences basées sur le genre.

« Les personnes déplacées à la suite de ces conflits inter-gangs ont urgemment besoin d’accéder à des services sûrs et de qualité, après avoir été exposées à différents types de violence ». [emb rc apr 14/05/2021 15:10]