Dépêches

Droits humains/Criminalité : Manifestation de plusieurs dizaines de personnes, ce vendredi 16 avril 2021, en solidarité avec les victimes de Bel Air et les membres du Spnh-17 en Haïti


vendredi 16 avril 2021

P-au-P, 16 avril 2021 [AlterPresse] --- Plusieurs dizaines de personnes, dont des militantes et militants politiques, ont défilé, dans les rues de la capitale, Port-au-Prince, ce vendredi 16 avril 2021, pour exprimer leur solidarité avec les victimes des massacres perpétrés au Bel Air et les membres du Syndicat de la police nationale d’Haïti (Spnh-17), persécutés par le haut commandement de la police, selon les informations rassemblées par l’agence en ligne AlterPresse.

Devant la Place de la Constitution, au Champ de Mars (principal parc de places publiques à Port-au-Prince), la famille et des proches de l’ancien porte-parole du syndicat de la Pnh, Abelson Gros Nègre, se sont rassemblés, pancartes en mains, pour exiger la libération de l’ex-policier, arrêté et emprisonné au Pénitencier national, sans avoir été jugé, depuis le samedi 27 mars 2021.

« Mon père n’est pas un criminel. Mon père n’est pas un assassin, libérez-le. Mon once n’est pas un criminel. S’il vous plait, libérez-le ! », pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les enfants et proches d’Abelson Gros Nègre, accusé de faire partie du groupe Fantom 509, considéré comme terroriste par l’institution policière.

Des avis de recherche de la Direction générale de la Pnh ont été également émis contre les policiers Jean Elder Lundi, coordonnateur du Spnh-17, Pascal Alexandre, Ludner Louis, Dario Antoine, Guerby Geffrard et James Josué Jules (ex-policier), pour « crimes, assassinats, destructions de biens publics et privés », entre autres.

« Nous demandons la libération de notre père, parce que nous souffrons. Nous n’avons rien à manger, ni pour aller à l’école », se plaint l’un des enfants de l’ancien porte-parole du Spnh-17.

Pour exprimer leur solidarité aux victimes des attaques meurtrières au Bel Air, les protestataires ont parcouru plusieurs rues dans la zone de Bel Air, réputée dangereuse, ces derniers temps, en dépit du fait qu’elle soit située à quelques mètres du Palais national.

L’attaque armée, perpétrée du 31 mars au 1er avril 2021, par des membres de la fédération de gangs armés G9, a fait 13 personnes mortes, 4 blessées et 5 autres portées disparues, selon un bilan partiel présenté par le Réseau national de défense des droits humains (Rnddh).

Il s’agit du 3e massacre, recensé au Bel Air, sur les 11 massacres perpétrés en Haïti, depuis 2017, rappelle le Rnddh. [mj emb rc apr 16/04/2021 15:55]