Perspectives

Haïti-Criminalité : L’entrepreneur et dirigeant politique Réginald Boulos tacle le pouvoir de facto, suite aux actes de vandalisme, le 17 mars 2021, contre l’une de ses entreprises


vendredi 19 mars 2021

P-au-P, 19 mars 2021 [AlterPresse] --- L’homme d’affaires et dirigeant politique, le Dr. Réginald Boulos, pointe le régime de facto en place, dans les attaques violentes, perpétrées, le mercredi 17 mars 2021, par des bandits lourdement armés contre l’une de ses entreprises « Universal Motors », située sur la route de l’aéroport international de Port-au-Prince, lors d’un point de presse, donné ce vendredi 19 mars 2021 et auquel a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Aucun bilan global des dégâts n’a été fourni sur les événements survenus, le 17 mars 2021, à la « Universal Motors », concessionnaire de la marque de véhicules Nissan, dans ce point de presse, précédé d’une visite des lieux endommagés.

Des bandits non encore identifiés seraient responsables de tels actes, en marge d’une manifestation, qui passait dans la zone, laisse entendre Boulos.

« Nous savons tous que ce ne sont pas des manifestants, qui ont attaqué la Universal Motors. Ce n’est pas le peuple, mais c’est un groupe de bandits bien armés, détenant des armes automatiques, des cocktails Molotov (armes incendiaires artisanales) et ayant des objectifs clairs ».

Des employés de la « Universal Motors » ont été bastonnés, blessés. Beaucoup d’entre eux ont failli être victimes d’enlèvement. Certains ont dû s’enfuir en se servant d’une échelle, relate Réginald Boulos, appelant la Direction centrale de la police judiciaire (Dcpj) à enquêter sur les photos et vidéos en circulation sur les réseaux sociaux, qui pourraient permettre d’identifier les bandits, auteurs des actes de violences du 17 mars 2021.

Plusieurs véhicules de la « Universal Motors », ont été incendiés, endommagés et volés par des individus non identifiés, dans les attaques armées du mercredi 17 mars 2021.

Inauguré, en 2018, grâce à un financement de 7 millions de dollars américains, un show-room (local d’exposition de la marque Nisan) a été sévèrement endommagé, informe Boulos.

« Quand nous prêtons de l’argent, nous ne faisons ni de faux terrains de plantations de bananes, ni de faux stades », lâche, avec un air polémique et accusateur, l’homme d’affaires, faisant référence au projet de bananes du président de facto Jovenel Moïse et de celui de construction de stades de l’ancien premier ministre, Laurent Salvador Lamothe.

Le dirigeant politique en profite pour saluer toutes les actrices et tous les acteurs, dans la classe politique et dans la société civile, qui lui ont exprimé leur solidarité, suite à ces actes de vandalisme commis contre l’une de ses entreprises.

Plusieurs autres entreprises de Réginald Boulos avait essuyé, les vendredi 6 et samedi 7 juillet 2018, des actes de violence, d’incendie et de pillage, en plusieurs endroits dans la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince.

Ayant éclaté, suite à une tentative d’augmentation des prix des produits pétroliers, sur le marché national, ces émeutes ont contraint à la démission du premier ministre d’alors, Jack Guy Lafontant (chef du gouvernement en Haïti, du 21 mars 2017 au 16 septembre 2018), et de son gouvernement.

« Nous allons continuer ensemble le combat (un combat reste un combat). (..) Depuis mon entrée dans la bataille politique, je savais que je mettais en danger ma vie et mes biens », souligne Boulos.

Il pointe du doigt un réseau mafieux, composé d’oligarques politiques et des gens du secteur privé, qui se met en face de quiconque décidant de changer les choses dans ce pays.

C’est ce même réseau mafieux, qui dilapide les biens publics, tout en s’enrichissant, ajoute-t-il, déclarant que « nous n’avons pas peur et nous n’aurons jamais peur ».

« De 2011 à 2021, est-ce que nous vivons aujourd’hui, mangeons mieux, avons-nous accès à de meilleurs hôpitaux et à de meilleures écoles ?, se demande l’homme d’affaires, qui pointe du doigt la responsabilité de l’administration politique actuelle dans les malheurs de la population.

Dr. Réginald Boulos met en garde contre une tentative du pouvoir de facto de faire diversion, en se servant de ces événements. [emb rc apr 19/03/2021 13:55]