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Politique : Plusieurs socioprofessionnelles et socioprofessionnels progressistes haïtiens appellent la Cour pénale internationale à poursuivre des fonctionnaires publics et différents diplomates étrangers pour crime contre l’humanité en Haïti


mardi 23 février 2021

P-au-P, 23 févr. 2021 [AlterPresse] --- Plusieurs socioprofessionnelles et socioprofessionnels progressistes haïtiens appellent la Cour pénale internationale et la société civile internationale à poursuivre les responsables du gouvernement haïtien et plusieurs diplomates internationaux en poste en Haïti, pour crime contre l’humanité, crime de masse, génocide et non-assistance à population en danger, en Haïti, dans une note transmise à l’agence en ligne AlterPresse.

Cette action publique internationale concertée doit être conduite contre Jovenel Moïse (ancien président), Joseph Jouthe (ancien premier ministre), Rockfeller Vincent (ancien titulaire de la justice), Léon Charles (chef de la police par intérim), Claude Joseph (ancien titulaire des affaires étrangères).

Les poursuites doivent être aussi engagées contre les diplomates internationaux en poste en Haïti, notamment Helen Ruth Meagher LaLime, Josette Sheeran, Michèle Jeanne Sison, Sylvie Tabesse, Fernando Hiraldo, Bruno Lemarquis, Stuart Savage, Dede Ekoue, Cristobal Dupuy, Luis Almagro.

« Contre la tyrannie, le triomphe du mensonge, de la violence et de stratagèmes macabres des marchand-e-s de mort, pour la justice, la démocratie et la dignité de la population haïtienne, nous invitons les ami-e-s réel-le-s du peuple haïtien, les vrai-e-s démocrates, partout à travers le monde, à donner un large écho à cet appel ».

Ces socioprofessionnelles et socioprofessionnels progressistes haïtiens soulignent combien la justice haïtienne est à genoux et les magistrats « sous coupe réglée du dictateur » Jovenel Moïse, dont le mandat constitutionnel a expiré depuis le dimanche 7 février 2021.

Les proches et membres du gouvernement actuel sont pointés du doigt par plusieurs secteurs dans plusieurs massacres à La Saline (à proximité du bord de mer de Port-au-Prince), au Bel Air (quartier qui surplombe le Champ de Mars, vers le nord-est de la capitale) et dans les multiples violations systématiques de droits humains.

Le 4 février 2021, ces socioprofessionnelles et socioprofessionnels avaient déjà lancé un appel à solidarité à la société civile internationale, pour dénoncer l’appui inconditionnel des Nations unies, prévenir les dérives tyranniques de l’actuel gouvernement et alerter l’opinion publique des pays dits amis d’Haïti, la société civile internationale - sur la politique que mènent les Nations unies, depuis plus de dix ans en Haïti. [emb rc apr 23/02/2021 11:50]